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Le dollar a chuté et a atteint sa valeur la plus basse depuis un mois, au milieu d’un boom des émissions de dette d’entreprise.

Publié le 17 novembre 2025 à 19h14. La victoire du parti La Libertad Avanza a entraîné une forte demande d'obligations négociables en devises, ce qui contribue à une pression à la baisse sur le taux de change, malgré…

Le dollar a chuté et a atteint sa valeur la plus basse depuis un mois, au milieu d’un boom des émissions de dette d’entreprise.

Publié le 17 novembre 2025 à 19h14. La victoire du parti La Libertad Avanza a entraîné une forte demande d’obligations négociables en devises, ce qui contribue à une pression à la baisse sur le taux de change, malgré un ralentissement des exportations agricoles.

  • Le dollar de détail officiel a atteint son plus bas niveau depuis mi-octobre, clôturant à 1 415 pesos argentins.
  • Le taux de change de gros officiel a également baissé, s’établissant à 1 386,86 pesos argentins.
  • Les taux de change financiers et le dollar « bleu » ont également enregistré des baisses, tandis que le marché boursier a connu une journée difficile.

La récente performance du marché des changes argentin est marquée par une tendance à la baisse, alimentée par un afflux d’investissements dans les obligations négociables en devises étrangères. Ce phénomène, survenu après la victoire de La Libertad Avanza aux élections législatives, compense en partie le ralentissement des revenus générés par le secteur agro-exportateur.

En début de semaine, le dollar de détail officiel a clôturé à 1 415 pesos argentins (environ 1,30 USD) au sein du Banco Nación, marquant une baisse de 10 pesos (-0,7 %). Il s’agit du taux le plus bas enregistré depuis la mi-octobre. Le prix moyen du marché, selon l’enquête quotidienne de la Banque centrale (BCRA), s’élevait à 1 431,10 pesos argentins.

Le taux de change de gros officiel a terminé la journée à 1 386,86 pesos argentins, en baisse de 16,49 pesos (-1,18 %). Le gouvernement a réaffirmé la semaine dernière qu’il n’y aurait pas de modification des fourchettes de change, les jugeant « bien calibrées ». Actuellement, ce taux est censé fluctuer entre un plancher de 929,88 pesos argentins et un plafond de 1 504,48 pesos argentins.

Selon Cohen Aliados Financieros,

« Le taux de change officiel s’est éloigné du plafond de la fourchette et l’écart s’est réduit, ce qui s’explique par une offre accrue d’émissions de dettes d’entreprises et une moindre dollarisation des portefeuilles, compensant ainsi la baisse significative de l’offre agricole. »

Cependant, l’analyste souligne que

« les réserves internationales ne s’améliorent pas, le Trésor et la Banque centrale n’intervenant pas sur le marché des changes pour ne pas exercer de pression sur le prix du dollar. »

Les taux de change financiers ont légèrement baissé. Le dollar « mep » (dollar négocié par le biais de titres de créance) s’échangeait à 1 448,21 pesos argentins, en baisse d’environ 2,96 pesos (-0,2 %) par rapport à vendredi. Le dollar « CCL » (Contado con Liquidación, règlement comptant avec liquidation) a chuté de 6,34 pesos pour atteindre 1 477,64 pesos argentins (-0,4 %).

Dans les caves et bureaux de change du centre de Buenos Aires, le dollar « bleu » se négociait à 1 425 pesos argentins, en baisse de 5 pesos par rapport à la clôture précédente. Il se positionne ainsi comme le taux de change de détail le moins cher du marché.

Sur le front boursier, l’indice S&P Merval a reculé de 1,9 % pour atteindre 2 935 105 unités, équivalant à 1 972 USD après ajustement du CCL (-2,2 %). Aluar (-4,8 %), Banco Supervielle (-4,5 %) et Edenor (-3,7 %) ont exercé la plus forte pression à la baisse sur l’indice.

Cette tendance baissière s’est également étendue aux actions des entreprises argentines cotées à Wall Street (ADR), notamment dans le secteur financier, dans une journée globalement négative pour les principaux indices boursiers américains. Les actions de Banco Supervielle ont chuté de 3,6 %, suivies par celles de Banco Macro (-2,8 %) et Edenor (-2,3 %).

Selon les analystes,

« Il devient évident que l’optimisme à l’égard des actifs locaux perdure. Toutefois, les mouvements aux États-Unis déterminent la trajectoire des investisseurs à l’échelle mondiale. L’évolution du Merval dépendra donc à la fois des facteurs internes et externes. »

Ils ajoutent que

« Nous approchons localement d’une des dernières semaines de la saison des bilans et les banques arrivent avec des portefeuilles d’investissement personnel (PPI) importants. »

Les obligations souveraines ont connu des performances mitigées, sans tendance claire, en fonction de leur échéance. Les obligations « Globals » ont enregistré des hausses de 0,41 % (GD35D) et des baisses de 0,77 % (GD46D). Le risque pays s’établit à 613 points de base, selon les données de Rava.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.