Home SantéLe DPRD de Surabaya exhorte le gouvernement municipal à construire immédiatement des « refuges » pour les personnes atteintes du VIH/SIDA, voici la raison !

Le DPRD de Surabaya exhorte le gouvernement municipal à construire immédiatement des « refuges » pour les personnes atteintes du VIH/SIDA, voici la raison !

by Sophie Martin

Surabaya, le 18 novembre 2025 – Les autorités de Surabaya sont appelées à agir face à une récente flambée de cas de VIH, notamment chez les adolescents, en créant un centre d’hébergement spécifique pour les personnes vivant avec le virus (PVVIH). Un élu local dénonce les risques encourus par les personnes séropositives incarcérées en attendant une solution adaptée.

  • Le DPRD (Conseil municipal) de Surabaya plaide pour la création urgente d’un refuge ou d’une maison de transition pour les PVVIH.
  • Une récente opération de police dans un hôtel de Surabaya a révélé que 29 hommes sur 34 étaient séropositifs.
  • Un membre du DPRD demande la suspension des détentions des personnes séropositives jusqu’à la mise en place d’un hébergement sécurisé.

L’absence d’infrastructures dédiées à l’accueil des personnes vivant avec le VIH/SIDA (PVVIH) à Surabaya suscite l’inquiétude des élus locaux. Drs. H. Imam Syafi’i, SH, MH, membre de la Commission D du DPRD, souligne l’importance d’une prise en charge adaptée, d’autant plus face à la propagation du virus chez les jeunes. Il rappelle que cette demande avait déjà été formulée il y a un an.

La situation est devenue particulièrement préoccupante suite à une descente de police dans un hôtel de la région de Ngagel, Wonokromo, où une soirée homosexuelle ou gay a été interrompue. Les analyses effectuées par le service de santé de la ville (Dinkes) ont révélé que 29 des 34 hommes présents étaient porteurs du VIH.

Face à ce constat, Imam Syafi’i insiste sur la nécessité de séparer immédiatement les personnes séropositives des personnes séronégatives afin d’éviter toute contamination.

« Ceux qui sont détenus doivent être séparés, entre ceux qui sont positifs et ceux qui ne le sont pas, afin qu’ils ne soient pas infectés. Parce qu’il s’agit d’une maladie infectieuse et qu’il n’existe jusqu’à présent aucun médicament qui puisse la guérir. »

Drs. H. Imam Syafi’i, SH, MH, membre de la Commission D du DPRD de Surabaya

Compte tenu du manque de structures d’accueil, l’élu demande à la police de suspendre les détentions jusqu’à ce qu’un lieu sûr et approprié soit disponible. Il estime que ces personnes, qui sont avant tout des victimes, ne présentent pas de risque de fuite ou de destruction de preuves.

« À mon avis, leur détention devrait être suspendue pendant que la procédure judiciaire se poursuit. Ce ne sont pas des crimes bleus ou des crimes en col blanc. Ce sont en fait aussi des victimes, c’est un comportement. »

Drs. H. Imam Syafi’i, SH, MH, membre de la Commission D du DPRD de Surabaya

Il plaide pour leur remise en liberté sous contrôle judiciaire, avec orientation vers un centre de réadaptation pour les personnes séropositives et, le cas échéant, maintien en détention pour les personnes séronégatives. Il met en garde contre le risque d’une « double peine » pour les suspects, en les exposant à la fois à des sanctions pénales et à la possibilité de contracter le virus en prison.

« Ne les laissez pas obtenir deux fois un verdict. Un verdict contre la loi, mais ensuite un verdict de contracter la maladie. C’est dommage. »

Drs. H. Imam Syafi’i, SH, MH, membre de la Commission D du DPRD de Surabaya

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