Bangkok – La Thaïlande devrait afficher une croissance économique de 2,1 % en 2025, mais cette dynamique devrait ralentir à 1,6 % l’année suivante, selon les dernières prévisions du Fonds monétaire international (FMI). Ce ralentissement est attribué à un contexte économique mondial difficile et à des défis internes croissants.
Le FMI met en garde contre des « vents contraires » économiques et une marge de manœuvre politique limitée qui pourraient freiner la progression de la deuxième plus grande économie d’Asie du Sud-Est. L’endettement des ménages thaïlandais est également pointé du doigt comme un facteur de risque.
La Banque de Thaïlande a maintenu son taux de refinancement à 1,50 % en octobre 2025. Depuis octobre 2024, la banque centrale a abaissé ses taux directeurs à quatre reprises, pour un total de 100 points de base. Un nouveau resserrement monétaire pourrait être envisagé, selon un communiqué publié le 13 novembre, suite à une évaluation de la situation économique du pays.
D’autres institutions financières partagent des perspectives similaires, bien que légèrement divergentes. La Banque mondiale prévoit une croissance de 2,0 % en 2025 et de 1,7 % en 2026, une révision à la baisse par rapport à ses prévisions antérieures de 2,7 %. Elle cite notamment un affaiblissement des exportations, un ralentissement du tourisme – en particulier le nombre de visiteurs chinois – et une demande intérieure modérée.
La Banque asiatique de développement (BAD) offre une fourchette de prévisions plus large, allant de 2,0 % à 2,8 % pour 2025 et de 1,6 % à 2,9 % pour 2026. La BAD souligne que les investissements dans le tourisme et les infrastructures pourraient stimuler la croissance. Dans un scénario optimiste, la BAD anticipe une croissance autour de 1,6 % à 1,7 % en 2026, à condition que le secteur touristique se redresse fortement et que les projets d’infrastructures soient accélérés.
Pour assurer une croissance durable, les décideurs politiques thaïlandais devront trouver un équilibre entre les mesures de relance économique et la gestion de la dette publique. Il est également crucial de s’attaquer aux problèmes structurels tels que l’endettement des ménages et l’amélioration de la compétitivité du pays. La BAD recommande de promouvoir l’innovation, d’améliorer le système éducatif et de renforcer les compétences de la main-d’œuvre.
En outre, le renforcement des partenariats commerciaux régionaux et la diversification des marchés d’exportation pourraient soutenir la croissance à long terme. La Thaïlande devra également relever les défis environnementaux et investir dans les énergies vertes pour maintenir sa compétitivité dans un contexte économique mondial en mutation.
