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Le fondateur de l’entreprise basée à Limerick a dépensé 100 000 € de l’argent de l’entreprise pour des filles qu’il a embauchées sur des « sites Web illicites », a déclaré le tribunal

Publié le 16 octobre 2024 16:41:00. Le fondateur d'une multinationale irlandaise de logiciels est accusé d'avoir utilisé les fonds de l'entreprise pour financer un train de vie luxueux et des cadeaux coûteux à des femmes rencontrées sur des…

Le fondateur de l’entreprise basée à Limerick a dépensé 100 000 € de l’argent de l’entreprise pour des filles qu’il a embauchées sur des « sites Web illicites », a déclaré le tribunal

Publié le 16 octobre 2024 16:41:00. Le fondateur d’une multinationale irlandaise de logiciels est accusé d’avoir utilisé les fonds de l’entreprise pour financer un train de vie luxueux et des cadeaux coûteux à des femmes rencontrées sur des sites internet, tandis que sa directrice des opérations conteste son éviction.

  • Karl Bohlin, PDG de HansaWorld, aurait dépensé 100 000 € de l’entreprise pour des logements de luxe à Dubaï et en Chine pour des femmes qu’il cherchait à fréquenter.
  • Jennifer O’Carroll, directrice des opérations, affirme avoir été injustement suspendue et cherche à être rétablie dans ses fonctions.
  • Des inquiétudes grandissantes concernant la gestion financière de l’entreprise et le comportement du PDG ont conduit à ces tensions internes.

Des accusations graves pèsent sur Karl Bohlin, fondateur et actionnaire majoritaire du groupe HansaWorld, spécialisé dans les progiciels de gestion intégrés (ERP) et la gestion de la relation client (CRM). Selon des allégations formulées devant la Haute Cour par Jennifer O’Carroll, directrice des opérations de la société, M. Bohlin aurait détourné des fonds de l’entreprise pour financer un style de vie personnel extravagant, notamment en louant des maisons à Dubaï et en Chine pour des femmes qu’il aurait rencontrées sur des plateformes en ligne.

Mme O’Carroll, qui réside à Limerick et occupe ses fonctions depuis plusieurs années, affirme que M. Bohlin a fait de la recherche d’une compagne sa « plus grande priorité ». Elle soutient qu’il a utilisé les ressources humaines de l’entreprise pour « vérifier si des femmes provenant de divers sites web illicites étaient compatibles », et a ensuite insisté pour les embaucher, même si leurs compétences ne correspondaient pas aux besoins de l’entreprise.

Les dépenses contestées atteindraient 100 000 € sur une période récente, dont 40 000 € auraient été dépensés dans une bijouterie Bulgari pour l’une de ces femmes hébergée à Dubaï. Lorsque Mme O’Carroll a exprimé ses préoccupations, M. Bohlin aurait répondu que l’argent lui appartenait personnellement.

Parallèlement, Mme O’Carroll décrit une situation financière préoccupante au sein de l’entreprise, avec des retards de paiement des salaires en raison d’un manque de liquidités. Elle accuse M. Bohlin de continuer à dépenser sans compter pour ses relations personnelles, tandis que l’entreprise peine à honorer ses obligations financières.

La situation a dégénéré en septembre dernier, suite à un échange virulent par WhatsApp au cours duquel M. Bohlin aurait accusé Mme O’Carroll de « perdre la tête » et envisagé de la licencier parce qu’elle ne suivait pas ses « ordres ». Elle a ensuite été suspendue de ses fonctions d’administrateur et a vu son accès aux comptes bancaires et aux dossiers de l’entreprise restreint.

Mme O’Carroll craint que ces mesures ne soient que le prélude à une procédure disciplinaire visant à la licencier pour faute grave, bien qu’elle affirme n’avoir commis aucune faute et n’avoir jamais fait l’objet de critiques concernant ses performances. Elle souligne que sa suspension a déjà nui à sa réputation dans le secteur des logiciels, un milieu particulièrement soudé.

Jeudi, le juge Brian Cregan a autorisé l’avocat de Mme O’Carroll à signifier une assignation à HansaWorld Ireland Ltd, HansaWorld Holding Ltd et à la société mère suédoise HansaWorld Inc Ltd, dans laquelle M. Bohlin détient une participation de 64 %. La procédure a été engagée à titre exceptionnel, avec Mme O’Carroll comme seule partie représentée pour le moment.

Mme O’Carroll demande au tribunal de la réintégrer dans ses fonctions d’administrateur et de directrice des opérations, et de mettre fin à toute ingérence dans son rôle.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.