Publié le 30 octobre 2025 10h34. Le Fonds d’investissement public (PIF) saoudien renforce son partenariat avec Goldman Sachs et attire des acteurs majeurs de la gestion d’actifs, témoignant de l’essor du secteur financier en Arabie saoudite et de l’ambition du royaume de diversifier son économie.
- Le PIF a attiré 50 % des investissements de Goldman Sachs dans le domaine du crédit privé en Arabie saoudite.
- Douze grandes sociétés internationales de gestion d’actifs se sont installées dans le royaume, où les actifs sous gestion dépassent désormais 1 100 milliards de riyals (environ 293 milliards de dollars).
- Le PIF prévoit d’atteindre des actifs de plusieurs milliards de dollars avant la fin de l’année, selon son gouverneur, Yasser Al-Rumayyan.
Le Fonds d’investissement public saoudien (PIF) consolide sa position d’acteur clé sur le marché du crédit privé grâce à un partenariat renforcé avec Goldman Sachs. Lors de la neuvième édition de la conférence Future Investment Initiative à Riyad, Abdul Majeed Al-Haqbani, chef du département des investissements en titres du Fonds, a révélé que le PIF a capté la moitié des investissements de Goldman Sachs dédiés au crédit privé dans le royaume.
Ce rapprochement s’inscrit dans la continuité d’un protocole d’accord signé en mars dernier avec Goldman Sachs Asset Management. L’objectif affiché est de renforcer les investissements en Arabie saoudite et dans les pays du Conseil de coopération du Golfe, et de devenir un investisseur majeur dans de nouveaux fonds axés sur la région. Le secteur du crédit privé est devenu une priorité, notamment en raison de la concurrence accrue pour les transactions en Arabie saoudite et des tensions sur la liquidité bancaire liées au financement de projets de diversification économique, où la demande de crédit dépasse la croissance des dépôts.
Le PIF soutient également le développement des fonds négociés en bourse (ETF) à l’échelle mondiale, grâce à des partenariats avec des gestionnaires d’actifs tels que State Street. Ce dernier a reçu un soutien d’environ 200 millions de dollars pour lancer le Saudi Bond Exchange Traded Fund à Londres. State Street Investment Management prévoit également de lancer un ETF axé sur le marché financier saoudien à Singapour en septembre 2025, dans lequel le PIF investira. Selon Yi-Hosin Hong, PDG de State Street, sa société gère actuellement des actifs d’une valeur de 52 milliards de dollars en Arabie saoudite.
L’attractivité de l’Arabie saoudite pour les acteurs de la gestion d’actifs est en forte croissance. Yazid Al-Hamid, gouverneur adjoint du Fonds souverain saoudien, a indiqué que douze grandes sociétés internationales se sont déjà établies dans le royaume, où les actifs sous gestion ont franchi le cap de 1 100 milliards de riyals (environ 293 milliards de dollars). L’Arabie saoudite attire 12 gestionnaires d’actifs mondiaux alors que le secteur s’étend à 1,1 billion de riyals.
Le gouverneur du PIF, Yasser Al-Rumayyan, a confirmé que le Fonds est sur le point d’atteindre son objectif d’actifs de plusieurs milliards de dollars avant la fin de l’année. Il a également annoncé que la nouvelle stratégie du Fonds, dont le lancement est imminent, s’articulera autour de six axes principaux : le tourisme, les voyages et les divertissements, le développement urbain, la fabrication de pointe et l’innovation, l’industrie et la logistique, les énergies nouvelles et renouvelables, et le projet NEOM. Cette stratégie, qui s’étendra de 2026 à 2030, est actuellement en phase d’approbation finale.
« Nous sommes très, très proches d’atteindre cet objectif. »
Yasser Al-Rumayyan, gouverneur du Fonds d’investissement public