Les pays du G7 ont convenu de libérer jusqu’à 100 millions de barils de pétrole brut et de gazole sur une période de quatre mois pour enrayer la flambée des cours, selon les annonces faites vendredi 2 octobre 2026 par le président français Emmanuel Macron à l’issue d’une réunion en visioconférence.
Des volumes substantiels
de gazole doivent ainsi arriver sur le marché dans les 20 premiers jours, d’après le communiqué officiel relayé par la présidence française.
Washington pousse le G7 à puiser dans ses réserves
L’administration américaine demandait à plusieurs pays européens de puiser dans leurs réserves d’urgence pour soutenir le marché mondial et faire baisser les prix à la pompe, menaçant même d’interdire les exportations de carburants vers l’Union européenne en cas de refus.
En France, ces réserves d’urgence s’appuient sur une obligation ancienne.
L’opération s’appuie également sur la proposition initiale de la France, selon laquelle les pays européens libéreraient 50 millions de barils de diesel tandis que les membres de l’AIE déstockeraient 50 millions de barils de pétrole brut. Comme l’ont indiqué des sources proches des discussions, la libération de 50 millions de barils de diesel correspond à environ 17 % des stocks d’urgence totaux de diesel et de gazole de l’Union européenne d’après les données d’Eurostat, représentant aussi environ 3 % de la consommation annuelle européenne.

Les marchés font reculer les cours du pétrole
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord destiné à une livraison en décembre reculait de 1,98 % pour passer sous la barre des 100 dollars, se positionnant à 100,28 dollars vers 13 h 55 GMT.
Son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en novembre, chutait quant à lui de 2,93 % pour s’établir à 90,15 dollars, après avoir même atteint une baisse de plus de 5 % à 88,06 dollars, d’après les données financières relayées par QuiverQuant.
Selon Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank, la diminution des capacités de raffinage et de la production tant en Russie qu’au Moyen-Orient, conjuguée au fait que la Chine annule des cargaisons de produits prévues pour l’export afin de préserver son marché intérieur, continuent de limiter l’offre de carburants.
La flambée des prix persiste dans les stations-service
Aux États-Unis, la moyenne nationale pour un gallon de diesel atteignait 6,37 dollars ce vendredi, après un sommet record de 6,52 dollars enregistré le 22 septembre selon l’AAA. En Europe, les prix ont également atteint des sommets historiques, la France enregistrant des variations suivies par le ministère de la Transition écologique, avec un prix moyen du litre de gazole s’établissant à 2,02 euros le 13 mars, puis grimpant progressivement à 2,11 euros le 20 mars, 2,19 euros le 27 mars, 2,23 euros le 3 avril, 2,31 euros le 10 avril, pour redescendre à 2,24 euros le 17 avril, d’après les relevés cités par Le Dauphiné Libéré et Selectra.

Lundi 5 octobre à 9 h, 15 % des stations-service en France manquaient encore d’au moins un type de carburant, une proportion en augmentation depuis samedi, touchant particulièrement les régions du Grand Est et des Pays de la Loire.