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Le glacier fondu en Suisse en 2025 était si grand

Publié le 2025-10-01 07:00:00. L'année 2025 confirme l'accélération de la fonte des glaciers suisses, avec une perte de volume de 3 %, la quatrième plus importante jamais enregistrée. Cette situation inquiétante est le résultat d'un hiver peu neigeux…

Le glacier fondu en Suisse en 2025 était si grand

Publié le 2025-10-01 07:00:00. L’année 2025 confirme l’accélération de la fonte des glaciers suisses, avec une perte de volume de 3 %, la quatrième plus importante jamais enregistrée. Cette situation inquiétante est le résultat d’un hiver peu neigeux et de vagues de chaleur précoces et intenses.

  • Les glaciers suisses ont perdu 3 % de leur volume en 2025.
  • Il s’agit de la quatrième année la plus déficitaire depuis le début des mesures.
  • Les glaciers situés en dessous de 3 000 mètres d’altitude sont particulièrement touchés.

La fonte des glaciers suisses s’est poursuivie à un rythme alarmant en 2025. Combinant un faible enneigement hivernal et des épisodes caniculaires en juin et en août, l’année a entraîné une réduction de 3 % du volume glaciaire total. Selon les données du réseau de mesure des glaciers suisses (GLAMOS) et de la Commission suisse pour l’observation cryosphérique de l’Académie suisse des sciences naturelles, ce recul est le quatrième plus important depuis le début des relevés. Au cours des dix dernières années, les glaciers ont perdu un quart de leur masse.

La situation est particulièrement préoccupante pour les glaciers situés à moins de 3 000 mètres d’altitude. Le manque de neige durant l’hiver a laissé les couches de glace exposées, entraînant une fonte accélérée. Sur le Claridenfirn GL, le glacier de la Plaine Morte ou le Silvrettagletscher, l’épaisseur de glace a diminué de plus de deux mètres. À l’inverse, les glaciers du Valais méridional, comme l’Allalingletscher ou le Findel, ont enregistré une perte inférieure à un mètre, grâce à un enneigement plus conséquent en altitude.

L’hiver 2024/2025 a été marqué par une combinaison défavorable : peu de précipitations et des températures hivernales anormalement douces. Les quantités de neige enregistrées depuis le début des mesures sont parmi les plus faibles. Dans certaines régions, notamment dans les parties nord et de taille moyenne du pays, il n’y a pratiquement pas eu d’accumulation de neige fraîche. Fin avril, les réserves de neige étaient déjà inférieures de 13 % par rapport à la moyenne de la période 2010-2020.

Les vagues de chaleur de juin ont ensuite accéléré la fonte, tandis qu’une période plus fraîche en juillet a permis un léger répit. Cependant, le retour de la chaleur en août, avec une limite d’altitude des 0 °C atteignant parfois plus de 5 000 mètres, a relancé la fonte. Entre juillet et septembre, quelques fronts froids ont apporté de la neige fraîche au-dessus de 2 500 mètres, mais celle-ci n’a pas pu compenser les pertes accumulées.

« Les glaciers qui diminuent régulièrement contribuent à déstabiliser les montagnes », explique Matthias Huss, responsable de GLAMOS. « Cela peut entraîner des événements comme dans le Lötscheral, où une avalanche de glace et de roches a dévasté le village de Blasten en mai. »

Plus de 1 000 petits glaciers ont déjà disparu complètement. L’ancien glacier de la Diavolezza (GR), qui a disparu il y a une quinzaine d’années, est désormais maintenu artificiellement pour les besoins de la station de ski, illustrant les efforts pour préserver ce qui reste.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.