Une caractéristique physique inhabituelle aurait joué un rôle crucial dans l’arrestation de Joseph James DeAngelo Jr., le tristement célèbre « Golden State Killer ». Un nouveau livre révèle que la taille réduite de ses organes génitaux a aidé les enquêteurs à établir un lien entre plusieurs crimes commis sur plusieurs années.
Dans son ouvrage, « The People vs. the Golden State Killer », le procureur de Sacramento, Thien Ho, explique que les témoignages des victimes décrivaient systématiquement l’agresseur comme ayant un petit pénis. En l’absence de preuves ADN concluantes reliant DeAngelo aux crimes non résolus, cette description physique est devenue un élément clé de l’enquête.
« J’avais besoin de preuves circonstancielles corroborant son identité en tant qu’EAR [East Area Rapist, violeur de la région Est], explique Ho dans le livre. J’avais besoin de confirmer l’extrême petitesse de son pénis. »
Les policiers ont alors été chargés de prendre des photos des organes génitaux de DeAngelo pendant sa détention. Selon Ho, le photographe a rencontré des difficultés à obtenir des images claires, s’agenouillant à plusieurs reprises sans succès. Un des policiers, exaspéré, aurait alors déclaré : « Il n’y a rien là-bas », rapporte le procureur.
La police a décrit la taille des organes génitaux de DeAngelo comme étant « plus petite que la circonférence d’une pièce de dix cents » et sa longueur équivalant « au bout de votre petit doigt ». Ces informations ont permis de renforcer les liens entre DeAngelo et les témoignages des victimes.
Joseph James DeAngelo, 72 ans, avait été arrêté en 2018 pour plusieurs crimes brutaux en Californie. Il a finalement plaidé coupable en 2020 de 26 chefs d’accusation, notamment des viols et des meurtres liés aux activités du « Golden State Killer » et du « violeur de la région Est ». Il a été condamné à plusieurs peines d’emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.
L’affaire du « Golden State Killer » a captivé l’attention du public pendant des décennies, notamment grâce au travail de Michelle McNamara, épouse de l’acteur Patton Oswalt, qui a contribué à relancer l’enquête grâce à son blog et à ses recherches.