Publié le 8 décembre 2025 10:59:00. Le ministère indonésien de la Santé s’engage à rendre les centres de santé communautaires plus accessibles aux 15 millions de personnes handicapées du pays, face à un déficit important d’infrastructures adaptées et de formation du personnel.
- Seulement 2 % des puskesmas (centres de santé communautaires) indonésiens, soit 208 sur environ 10 000, respectaient les normes d’accessibilité en novembre 2025.
- Une enquête de 2023 révèle que plus d’un million d’enfants indonésiens (1,6 % de la tranche d’âge 5-17 ans) vivent avec un handicap.
- Le gouvernement indonésien renforce le cadre législatif pour garantir l’accès aux services de santé pour les personnes handicapées.
À l’occasion de la Journée nationale de la santé, le ministère indonésien de la Santé a réaffirmé son engagement à améliorer l’inclusion des personnes handicapées au sein du système de santé. L’objectif est d’adapter les puskesmas, ces centres de santé communautaires qui constituent le premier niveau de soins au sein du système de santé indonésien, afin de répondre aux besoins spécifiques des 15 millions de personnes handicapées recensées dans le pays, selon les données du National Social and Economic Single Data (DTSEN) d’août 2025.
Imran Pambudi, directeur des services de santé pour les groupes vulnérables, a souligné l’importance de garantir l’accès à des soins de qualité pour tous.
« La santé est un droit humain et aucun citoyen ne devrait se voir refuser l’accès à des services de qualité, y compris les personnes handicapées. »
Imran Pambudi, directeur des services de santé pour les groupes vulnérables
Il a précisé que le Plan national de développement à moyen terme (RPJMN) intègre des indicateurs spécifiques visant à améliorer l’accessibilité et la qualité des soins pour les personnes handicapées.
Cependant, les progrès sont lents. En novembre 2025, seuls 208 puskesmas sur près de 10 000 (soit 2 %) étaient considérés comme adaptés aux personnes handicapées, un chiffre bien en deçà de l’objectif de 35 % fixé par le gouvernement. Un audit réalisé par l’Association indonésienne des femmes handicapées a confirmé ces difficultés, révélant que moins de 25 % des 48 puskesmas examinés dans huit provinces disposaient d’infrastructures accessibles.
Au-delà des infrastructures, le manque de formation du personnel est un autre défi majeur. Les entretiens menés ont mis en évidence un manque de compétences chez de nombreux membres du personnel des puskesmas pour évaluer correctement les besoins des patients handicapés, interagir avec eux de manière appropriée et communiquer efficacement.
L’Indonésie a mis en place un cadre législatif pour protéger les droits des personnes handicapées, notamment la Loi n° 8 de 2016 sur les personnes handicapées et le Règlement gouvernemental n° 70 de 2019, qui garantissent l’accès à la santé, à l’éducation, à l’emploi et aux installations publiques. Plus récemment, la loi n° 17 de 2023 et le règlement gouvernemental n° 28 de 2024, qui mettent en œuvre la loi sur la santé, renforcent ce dispositif et visent à optimiser le potentiel des personnes handicapées.
Le gouvernement s’engage à poursuivre le suivi et le soutien aux puskesmas afin d’atteindre les objectifs nationaux et d’améliorer l’inclusion dans les services de santé à travers l’ensemble du territoire.
Actualités connexes : Le KSP reçoit les contributions du public pour promouvoir les droits des personnes handicapées multiples
Actualités connexes : L’exposition du ministère social présente l’artisanat de la communauté handicapée
Sur le même sujet
