Publié le 21 décembre 2025. Les agriculteurs grecs maintiennent la pression sur le gouvernement en bloquant des points de passage frontaliers, tandis que le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis assure être ouvert au dialogue, tout en refusant de céder à des revendications jugées irréalistes.
- Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a réaffirmé sa volonté de dialoguer avec les agriculteurs en grève, mais a prévenu qu’il ne répondrait pas à toutes leurs demandes.
- Les agriculteurs protestent contre les retards dans le versement des subventions agricoles, exacerbés par un scandale de corruption au sein de l’agence de paiement OPEKEPE.
- Les postes frontières de Kulata et Ilinden sont actuellement bloqués par les agriculteurs, perturbant le trafic routier, notamment pour les poids lourds.
Dans son adresse hebdomadaire, le Premier ministre Mitsotakis a souligné que la majorité des revendications des agriculteurs avaient déjà été satisfaites ou étaient en cours d’examen. Il a précisé que sur les 27 points initialement soulevés, 16 ont été réglés ou sont en voie de l’être, 4 font l’objet d’une analyse approfondie en vue de solutions, et seulement 7 se révèlent impossibles à satisfaire.
Ces 7 points bloqués, selon le Premier ministre, sont soit incompatibles avec les réglementations européennes et la Politique Agricole Commune (PAC), soit financièrement inabordables. Malgré ces contraintes, le gouvernement a récemment annoncé la mise à disposition d’une aide supplémentaire de 160 millions d’euros pour les agriculteurs et les éleveurs, s’ajoutant aux 500 millions d’euros déjà alloués.
La situation reste tendue, les agriculteurs maintenant leur blocage des postes frontières de “Kulata – Promakhon” et “Ilinden – Eksohi”. L’Agence des Infrastructures Routières (API) indique que la circulation des camions de plus de 12 tonnes est restreinte sur les routes II-19 Simitli – Gotse Delchev et I-1/E-79 Sofia – Koulata. Les manifestations se poursuivent donc, illustrant le mécontentement profond des agriculteurs face aux retards de paiement et au contexte de corruption.
Le 17 décembre, la Grèce a adopté son budget pour 2026 en pleine vague de protestations, un contexte qui souligne la pression exercée sur le gouvernement pour répondre aux préoccupations du secteur agricole.
