Publié le 16 octobre 2023 18:32. L’utilisation des gilets rafraîchissants en Formule 1, conçus pour lutter contre la chaleur extrême en course, divise les pilotes. Si certains y voient un avantage en termes de performance, d’autres les jugent inconfortables et peu efficaces.
- Les gilets rafraîchissants ne sont plus obligatoires cette saison, laissant aux pilotes le choix de les utiliser ou non.
- Alex Albon (Williams) souligne que le système de refroidissement peut offrir un avantage compétitif en maintenant les pilotes plus frais en fin de course.
- En cas de non-utilisation du gilet, les équipes doivent ajouter 500 grammes (0,5 kg) de lest à la voiture pour compenser le poids du système.
La question des gilets rafraîchissants a suscité des débats au sein du paddock de la Formule 1. Le quadruple champion du monde Max Verstappen, par exemple, n’apprécie pas ces dispositifs, les trouvant inconfortables et peu performants. D’autres pilotes, en revanche, y voient un atout précieux, notamment dans des conditions climatiques difficiles.
Alex Albon, pilote Williams, a décrit la situation comme un « sujet polarisant », opposant « la mentalité de la vieille école et de la nouvelle école ». Il a cependant affirmé que le gilet rafraîchissant était « une bonne chose ». Il a notamment évoqué le Grand Prix de Singapour du 5 octobre, où son équipe a particulièrement bien maîtrisé le système de refroidissement.
« En tant qu’équipe, nous avons fait un très bon travail avec le système de refroidissement. Il fonctionne bien sur notre voiture, il est confortable. Pendant les 20 premiers tours de la course, j’avais plutôt froid que chaud, ce qui était définitivement une nouveauté pour moi. »
Alex Albon, pilote Williams
Albon a souligné l’avantage potentiel pour son équipe : « Bizarrement, je pense que nous y voyons un avantage en tant qu’équipe, car si nous avons des pilotes plus frais à la fin de la course, c’est sûrement une question de performance. » Il a également précisé que les risques liés à la chaleur ne sont pas directement liés à la condition physique du pilote, mais plutôt à l’exposition à des températures élevées, soutenue par des données scientifiques.
Cependant, Albon a indiqué qu’il ne savait pas si le système serait nécessaire pour le week-end de course à Austin. L’humidité reste un facteur important, rendant la respiration difficile à travers les équipements de protection ignifugés portés par les pilotes. Il a ajouté que lorsque les températures sont élevées mais l’humidité faible, les conditions restent relativement confortables.
George Russell, pilote Mercedes, a porté le gilet rafraîchissant lors de sa victoire à Singapour le 5 octobre, dans des conditions de chaleur et d’humidité intenses. Résultats du Grand Prix de Singapour
Le système de refroidissement, dont la conception est libre aux équipes, utilise généralement un liquide tel que du glycol pompé à travers un réservoir de neige carbonique et circulant dans le casque du pilote. Un des problèmes potentiels est l’épuisement de la neige carbonique, ce qui peut entraîner la circulation d’un liquide plus chaud que la température ambiante à travers le système.