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Le guide suprême iranien affirme que « plusieurs milliers » de personnes sont mortes lors des manifestations

by Clara Dubois

Publié le 17 janvier 2024 14h30. Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a accusé les États-Unis, et plus particulièrement l’ancien président Donald Trump, d’être responsables des violences et des milliers de morts survenues lors des récentes manifestations qui secouent l’Iran, tout en dénonçant un complot visant à déstabiliser la République islamique.

  • Ali Khamenei affirme que « plusieurs milliers » de personnes ont péri dans les manifestations, imputant la responsabilité à Donald Trump.
  • Les autorités iraniennes n’ont pas communiqué de bilan officiel, mais des ONG en exil estiment le nombre de morts à 3 428 et le nombre de détenus à 19 000.
  • Khamenei accuse les manifestants d’avoir commis des actes de vandalisme contre des mosquées, des écoles et des infrastructures essentielles.

Dans un discours prononcé à Téhéran à l’occasion de l’anniversaire de l’élection de Mahomet comme prophète de l’Islam, le guide suprême a dénoncé une intervention directe de Donald Trump dans les troubles. Il a affirmé que l’ancien président américain avait encouragé les « conspirateurs » et leur avait promis un soutien militaire.

« Nous considérons le président des États-Unis coupable des victimes, des dommages et des accusations qu’il a adressées à la nation iranienne. »

Ali Khamenei, guide suprême de l’Iran

Selon Khamenei, les manifestations, qui ont débuté le 28 décembre suite à la dévaluation du rial iranien, ont été instrumentalisées par des agents des services de renseignement américains et israéliens. Il a également souligné que l’Iran ne chercherait pas à initier un conflit, mais qu’il ne laisserait pas les responsables de ce qu’il qualifie de « complot américain » impunis.

Les protestations, initialement motivées par des préoccupations économiques, ont rapidement pris une dimension politique, avec des slogans tels que « Mort à la République islamique » et « Mort à Khamenei » scandés dans les rues de nombreuses villes iraniennes. Les 8 et 9 janvier ont marqué un pic de violence, avec des actes de vandalisme ciblant des organisations publiques, des banques et des mosquées. Le gouvernement iranien affirme que 53 mosquées ont été incendiées dans tout le pays.

Téhéran accuse des forces extérieures, soutenues par Israël et les États-Unis, d’avoir infiltré les manifestations afin de justifier une éventuelle intervention militaire américaine. Donald Trump avait précédemment menacé d’attaquer l’Iran si de nouvelles personnes étaient tuées, et avait évoqué l’envoi d’une aide, interprétée par certains comme une menace implicite d’intervention.

Les autorités iraniennes n’ont pas encore publié de bilan officiel des victimes, mais les organisations non gouvernementales basées à l’étranger estiment que plus de 3 400 personnes ont été tuées et près de 19 000 arrêtées depuis le début des manifestations.

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