Publié le 28 novembre 2025 à 05h47. Le Hamas accuse Israël de violer les termes du cessez-le-feu en ciblant ses combattants retranchés dans les tunnels de Gaza, et demande aux médiateurs d’intervenir pour leur permettre de sortir en sécurité.
- Le Hamas réclame l’intervention de pays médiateurs pour assurer la sécurité de ses membres piégés dans les tunnels de Gaza.
- L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 20 combattants du Hamas tentant de s’échapper des infrastructures souterraines.
- Israël refuse pour l’instant de garantir un couloir sécurisé pour la sortie des combattants du Hamas.
Le Hamas a publiquement admis pour la première fois que ses combattants étaient bloqués dans le réseau de tunnels de Gaza depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. Cette annonce intervient alors que des informations font état de la présence de 100 à 200 militants du Hamas piégés sous la ville de Rafah, désormais contrôlée par les forces israéliennes.
Selon l’armée israélienne, les combattants tués au cours de la semaine dernière tentaient de fuir les tunnels. Huit autres membres du Hamas ont également été capturés dans la même zone. Israël maintient sa position ferme sur le démantèlement des capacités militaires du Hamas et la démilitarisation de la bande de Gaza.
Dans un communiqué diffusé mercredi 26 novembre, le Hamas a accusé Israël de violer l’accord de cessez-le-feu en « poursuivant, liquidant et arrêtant les combattants de la résistance assiégés dans les tunnels de Rafah ».
« Nous tenons (Israël) entièrement responsable de la vie de nos combattants et appelons nos médiateurs à prendre des mesures immédiates pour faire pression sur (Israël) afin de permettre à nos fils de rentrer chez eux »
Hamas, communiqué du 26 novembre
L’envoyé spécial américain Steve Witkoff avait évoqué la présence de « 200 combattants coincés à Rafah » lors d’une conférence à Miami début novembre. Il avait suggéré que leur reddition, impliquant la remise de leurs armes, pourrait constituer un « test » pour les deux parties au cessez-le-feu.
Un porte-parole du gouvernement israélien a déclaré début novembre que le Premier ministre Benjamin Netanyahu « n’a pas autorisé le passage en toute sécurité de 200 terroristes du Hamas ».
Le cessez-le-feu négocié par les États-Unis est entré en vigueur le 10 octobre, prévoyant le retrait des forces israéliennes des zones côtières de l’enclave palestinienne jusqu’à la « ligne jaune » qui délimite la zone sous contrôle israélien.
