Publié le 15 octobre 2025 à 10h30. Le Hamas a renforcé son contrôle sur la bande de Gaza en exécutant publiquement sept Palestiniens accusés de collaboration avec Israël, tandis que des affrontements avec des groupes rivaux font craindre une nouvelle instabilité après la trêve.
- Le Hamas a exécuté sept hommes accusés de collaboration avec l’armée israélienne, des images de ces exécutions circulant sur les réseaux sociaux.
- Des affrontements violents opposent le Hamas à la famille Daghmoush à Gaza, faisant au moins 27 morts.
- Israël affirme que le Hamas viole les termes de l’accord de cessez-le-feu concernant la restitution des corps d’otages décédés.
Le Hamas a procédé à l’exécution de sept hommes dans la ville de Gaza, les accusant de collaboration avec Israël. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent les victimes, agenouillées et abattues par des combattants du Hamas. L’authenticité de ces images a été confirmée par une source anonyme au sein du Hamas, citée par l’agence Reuters, et vérifiée par CNRC.
Ces exécutions interviennent dans un contexte de reprise visible de la présence des combattants du Hamas dans les rues de Gaza et le long des routes d’aide humanitaire, depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu vendredi dernier. Selon des estimations, environ sept mille combattants du Hamas auraient été mobilisés, officiellement pour prévenir la criminalité, mais aussi pour régler des comptes avec des groupes rivaux qui ont profité de la guerre avec Israël au cours des deux dernières années.
Les tensions sont vives, comme en témoignent les affrontements qui ont éclaté entre le Hamas et la famille Daghmoush. La BBC rapporte que ces combats ont fait au moins 27 morts : dix-neuf membres de la famille Daghmoush et huit combattants du Hamas. Les échanges de tirs se sont concentrés autour de l’hôpital jordanien de la ville de Gaza. Un habitant de Gaza, cité par la BBC, a déclaré : « Cette fois, les gens ne fuyaient pas les attaques israéliennes. Ils ont fui leur propre peuple. »
Cette situation intervient après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a admis en juin avoir armé des groupes opposés au Hamas dans la bande de Gaza. Il avait alors répondu à une question sur le sujet : « Qu’est-ce qui ne va pas avec ça ? »
Parallèlement, des difficultés persistent concernant la restitution des corps d’otages israéliens décédés. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a averti que la recherche et l’identification de ces corps pourraient prendre des jours, voire des semaines, qualifiant la tâche de « défi gigantesque ». Un porte-parole du CICR a déclaré à Reuters : « C’est un défi plus grand que de libérer les personnes encore en vie », ajoutant qu’il est possible que certains corps ne soient jamais retrouvés.
Israël accuse le Hamas de ne pas respecter les termes de l’accord concernant la restitution des corps. Bien que le plan initial américain en 20 points prévoyait la restitution de tous les otages, vivants ou décédés, les détails précis des accords finaux n’ont pas été entièrement divulgués par les deux parties. Israël a déclaré avoir récupéré les corps de quatre otages décédés lundi.
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