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Le HHS et l’USDA publient des directives alimentaires mises à jour pour les Américains – Ce que vous devez savoir

Publié le 13 janvier 2026. Les nouvelles recommandations nutritionnelles du gouvernement américain, qualifiées de « réinitialisation historique » par les autorités, mettent l’accent sur une alimentation plus saine, en limitant les aliments ultra-transformés et en valorisant les graisses…

Le HHS et l’USDA publient des directives alimentaires mises à jour pour les Américains – Ce que vous devez savoir

Publié le 13 janvier 2026. Les nouvelles recommandations nutritionnelles du gouvernement américain, qualifiées de « réinitialisation historique » par les autorités, mettent l’accent sur une alimentation plus saine, en limitant les aliments ultra-transformés et en valorisant les graisses de qualité ainsi que les protéines animales.

  • Les directives encouragent à privilégier les « graisses saines » comme l’huile d’olive, le beurre et le suif de bœuf.
  • Elles mettent en garde contre les « aliments hautement transformés », sans pour autant les définir précisément, ciblant ceux contenant des additifs artificiels et des sucres ajoutés.
  • L’élaboration de ces directives s’est faite en marge des recommandations habituelles d’un comité consultatif, suscitant des interrogations sur l’influence de considérations politiques.

Le 7 janvier 2026, le ministère américain de la Santé et des Services sociaux (HHS) et le ministère américain de l’Agriculture (USDA) ont publié les Directives alimentaires pour les Américains, 2025-2030. Ces directives, qui doivent être mises à jour au moins tous les cinq ans conformément à la loi (7 USC § 5341(a)(1)), remplacent les précédentes, datant de décembre 2020. Elles s’inscrivent dans le cadre de l’initiative « Make America Healthy Again » (MAHA) et visent à encourager une alimentation plus naturelle, riche en protéines de qualité, en graisses saines et limitée en produits transformés, sucres ajoutés et glucides raffinés.

Selon l’USDA et le HHS, ces nouvelles directives marquent « la réinitialisation la plus importante de la politique fédérale en matière de nutrition dans l’histoire de notre pays » (Directives alimentaires pour les Américains, 2025-2030, p. 1). Elles se distinguent notamment par leur approche plus directe des « aliments hautement transformés ». Bien que les directives ne fournissent pas de définition formelle, elles pointent du doigt les produits résultant d’un raffinage excessif et de l’ajout de colorants, d’arômes, de graisses, de sucres et de sodium d’origine pétrochimique. Elles déconseillent ainsi la consommation de « glucides raffinés et hautement transformés », d’aliments trop riches en sodium, et de produits végétaliens ou végétariens ultra-transformés contenant des graisses, des sucres et des sels ajoutés. Elles recommandent également de limiter les aliments contenant des arômes artificiels, des colorants d’origine pétrolière, des conservateurs artificiels et des édulcorants non nutritifs.

Cette focalisation sur les aliments ultra-transformés pourrait refléter l’évolution de la position de la FDA et de l’USDA, qui ont lancé une consultation publique en juillet 2025 (90 Féd. Rég. 35305) afin de recueillir des avis sur une éventuelle définition des aliments ultra-transformés (UPF). Bien qu’aucune définition officielle n’ait encore été adoptée (Gibson Dunn, Client Alert, FDA et USDA cherchent à définir les « aliments ultra-transformés » : ce que vous devez savoir (30 juillet 2025)), ces directives témoignent de la volonté de l’administration de poursuivre ses efforts dans ce domaine.

Par ailleurs, les nouvelles directives accordent une importance accrue aux « graisses saines » et aux produits d’origine animale. Elles recommandent de ne pas dépasser 10 % des calories quotidiennes en graisses saturées, tout en encourageant la consommation de graisses contenant des « acides gras essentiels », comme l’huile d’olive, le beurre et le suif de bœuf. Elles soulignent également les bienfaits des aliments protéinés d’origine animale et des produits laitiers riches en matières grasses.

Un point notable est l’écart entre ces directives et les recommandations du Comité consultatif sur les directives diététiques (DGAC). Les directives doivent être fondées sur « la prépondérance des connaissances scientifiques et médicales en vigueur » (7 USC § 5341(a)(2)). Traditionnellement, l’USDA et le HHS s’appuient sur un rapport scientifique publié par le DGAC pour élaborer les nouvelles éditions des directives. Cependant, cette année, les ministères ont mis en place un « processus indépendant d’examen des preuves » pour pallier les lacunes identifiées dans le rapport du DGAC, notamment en ce qui concerne l’analyse de l’équité en matière de santé (HHS et USDA, Fondation scientifique des directives diététiques pour les Américains (janvier 2026)). Les nouvelles directives s’éloignent donc significativement des conclusions du DGAC.

Ces nouvelles directives auront un impact significatif sur les politiques et réglementations de l’USDA, du HHS et de la FDA. Elles pourraient influencer les programmes d’aide nutritionnelle fédéraux et étatiques, tels que le Programme national de repas scolaires (NSLP) (42 USC § 1779), qui s’appuie sur les directives pour établir les normes nutritionnelles. Elles pourraient également façonner la surveillance des aliments par la FDA, notamment en ce qui concerne l’étiquetage des produits. En janvier 2025, la FDA a proposé une nouvelle règle d’étiquetage sur le devant de l’emballage, indiquant les niveaux de sodium, de graisses saturées et de sucres ajoutés (90 Féd. Rég. 5426 (16 janvier 2025)). La FDA pourrait ajuster cette règle pour tenir compte des nouvelles recommandations, notamment en matière de sucres ajoutés. Enfin, ces directives pourraient avoir des répercussions sur les litiges en cours contre les fabricants d’aliments ultra-transformés, notamment la plainte déposée par la ville de San Francisco en décembre 2025.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.