Édition française
En continu
---Advertisement---

Monde

Le Honduras élit un nouveau président lors d’élections serrées marquées par les menaces de Trump

Publié le 1er décembre 2025 à 01h15 GMT. Les Honduriens ont voté ce dimanche dans un climat de tension, marqué par des accusations de fraude et des déclarations controversées de l'ancien président américain Donald Trump, qui a ouvertement…

Le Honduras élit un nouveau président lors d’élections serrées marquées par les menaces de Trump

Publié le 1er décembre 2025 à 01h15 GMT. Les Honduriens ont voté ce dimanche dans un climat de tension, marqué par des accusations de fraude et des déclarations controversées de l’ancien président américain Donald Trump, qui a ouvertement pris parti pour un candidat.

  • Cinq candidats sont en lice pour la présidence, mais la course se concentre principalement entre l’ancien ministre de la Défense Rixi Moncada, le présentateur de télévision Salvador Nasralla et l’homme d’affaires Nasry « Tito » Asfura.
  • Donald Trump a apporté son soutien explicite à Nasry Asfura et a menacé de réduire l’aide financière au Honduras si son candidat ne remportait pas l’élection.
  • Les derniers sondages placent Salvador Nasralla en tête, mais le scrutin s’annonce serré, avec un taux d’indécision élevé parmi les électeurs.

Le Honduras a été le théâtre d’une journée électorale tendue, entachée par des inquiétudes concernant la transparence du processus et des ingérences extérieures. Plus de 6,5 millions de citoyens étaient appelés aux urnes pour choisir leur prochain président, ainsi que les membres du Parlement et des municipalités.

L’intervention de Donald Trump dans cette élection a suscité la polémique. L’ancien président américain a non seulement exprimé son soutien à Nasry Asfura sur son réseau social Truth Social, mais a également annoncé qu’il gracierait l’ancien président hondurien Juan Orlando Hernández, actuellement incarcéré aux États-Unis pour trafic de drogue. Cette annonce a été perçue comme une tentative de manipulation du scrutin et a alimenté les tensions politiques.

Trump a également menacé de réduire l’aide financière américaine au Honduras si Asfura ne remportait pas l’élection. Les États-Unis ont versé plus de 193 millions de dollars au Honduras au cours de l’exercice financier précédent, et malgré des réductions, ont continué d’allouer plus de 102 millions de dollars cette année. Le Département d’État américain fournit des informations détaillées sur l’aide financière.

Les derniers sondages d’opinion donnent Salvador Nasralla en légère avance, avec environ 34% des électeurs encore indécis. Nasralla, qui se présente pour la quatrième fois à la présidence, a promis de lutter contre la corruption et de démanteler les réseaux de pouvoir en place. Il a également dénoncé les fraudes électorales qui, selon lui, ont entaché les scrutins précédents.

Le nouveau gouvernement devra faire face à des défis majeurs, notamment la pauvreté qui touche plus de 60% des foyers honduriens, la violence des gangs, le crime organisé et la corruption endémique. Les Honduriens espèrent un changement profond et une amélioration de leurs conditions de vie.

En plus de l’élection présidentielle, les électeurs ont également été appelés à élire les 128 membres du Parlement, les 20 représentants au Parlement centraméricain et les autorités des 298 municipalités du pays. Les bureaux de vote ont fermé à 17 heures, heure locale, mais le Conseil national électoral (CNE) a envisagé une prolongation d’une heure en raison de l’affluence importante.

Le dépouillement des votes a commencé immédiatement après la fermeture des bureaux de vote, et les premiers résultats partiels devraient être publiés dans les prochaines heures. Le processus électoral est observé par des dizaines d’organisations nationales et internationales, dont l’Organisation des États américains (OEA). L’OEA a déployé une mission d’observation pour garantir la transparence et l’équité du scrutin.

L’état d’exception, en vigueur dans la majeure partie du pays depuis décembre 2022, a également suscité des inquiétudes. Cette mesure, décrétée par la présidente Xiomara Castro pour lutter contre la violence des gangs, a accordé des pouvoirs étendus à l’armée, dont la présence dans les centres de vote a été critiquée par certains observateurs électoraux.

Xiomara Castro, la première femme présidente du Honduras, n’était pas candidate à sa propre succession. Elle a apporté son soutien à Rixi Moncada, qui s’est engagé à protéger les ressources naturelles du pays et à lutter contre la corruption.

Un électeur dans un bureau de vote ce dimanche au Honduras.

Source des images, Getty Images

légende de la photo, Un électeur dans un bureau de vote ce dimanche au Honduras.
Nasri "Tito" Asfura dépose son vote dans les urnes du CNE. Derrière vous pouvez voir un tableau noir dans une salle de classe.

Source des images, Reuters

légende de la photo, Nasry « Tito » Asfura, du Parti national, a reçu le soutien explicite du président américain Donald Trump.
Rixi Moncada, souriante, montre son index encré après avoir voté aux élections présidentielles

Source des images, Reuters

légende de la photo, Rixi Moncada est la candidate du parti au pouvoir.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.