Publié le 9 décembre 2025 16:10:00. Le Japon a émis une alerte concernant un possible tremblement de terre majeur, après un séisme de magnitude 7,5 survenu au large de la côte d’Aomori. Les autorités appellent à la vigilance et à la préparation, rappelant les leçons douloureuses du tremblement de terre et du tsunami de 2011.
- Un séisme de magnitude 7,5 a frappé au large de la côte d’Aomori, déclenchant une alerte de méga-séisme.
- Les autorités estiment la probabilité d’un séisme de magnitude 8 ou plus à environ 1 %, mais soulignent l’importance de la préparation.
- Un tsunami potentiellement dévastateur, atteignant jusqu’à 30 mètres (98 pieds), pourrait toucher la région d’Hokkaido-Sanriku, avec des conséquences humaines et matérielles considérables.
Le Japon est confronté à une menace sismique accrue après un séisme de magnitude 7,5 survenu mardi au large de la préfecture d’Aomori, dans le nord du pays. L’Agence météorologique japonaise (JMA) a émis une alerte de méga-séisme, bien que les dégâts immédiats soient limités à 34 blessés, pour la plupart légers, et à quelques dommages aux infrastructures routières et aux bâtiments.
L’alerte ne constitue pas une prédiction précise, mais vise à sensibiliser la population à la possibilité d’un séisme plus important. Les experts estiment qu’un tremblement de terre de magnitude 8 ou plus pourrait survenir dans les prochains jours, en particulier dans les régions d’Hokkaido et de la côte de Sanriku. Ces zones sont particulièrement vulnérables en raison de la convergence des plaques Pacifique et nord-américaine, qui créent les fosses du Japon et de Chishima, des zones d’activité sismique intense.
Le séisme de 2011, qui a fait près de 20 000 morts et provoqué la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi, reste gravé dans les mémoires. Le tsunami qui a suivi a dévasté les villes côtières des préfectures d’Iwate, Miyagi et Fukushima, atteignant une hauteur de 15 mètres (50 pieds) dans certaines zones. La centrale nucléaire de Fukushima Daiichi a été gravement endommagée, entraînant des préoccupations persistantes concernant la contamination radioactive. Ces craintes liées aux radiations demeurent vives aujourd’hui.
Selon les estimations gouvernementales, un nouveau méga-séisme dans la région d’Hokkaido-Sanriku pourrait provoquer un tsunami de 30 mètres (98 pieds), tuer jusqu’à 199 000 personnes, détruire 220 000 habitations et engendrer des pertes économiques estimées à 31 000 milliards de yens (198 milliards de dollars). Le rapport souligne également le risque d’hypothermie pour jusqu’à 42 000 personnes pendant la saison hivernale.
L’alerte actuelle s’inscrit dans la continuité d’une précédente alerte émise en août 2024 concernant un méga-séisme potentiel dans la fosse de Nankai, affectant la moitié sud de la côte Pacifique du Japon. Cette première alerte avait suscité une vague d’achats paniques de provisions d’urgence et des annulations d’événements, en raison de son ambiguïté. Les autorités ont tiré les leçons de cette expérience et s’efforcent d’améliorer la clarté de leurs communications.
Tsukasa Morikubo, responsable du cabinet chargé de la prévention des catastrophes, a souligné lors d’une conférence de presse que l’alerte actuelle ne prévoit pas de séisme imminent. Il a néanmoins appelé les habitants à rester vigilants et préparés, tout en poursuivant leurs activités quotidiennes. Les autorités recommandent de constituer un sac d’urgence contenant des provisions de première nécessité, des chaussures robustes et un casque. Elles conseillent également de discuter des plans d’évacuation avec sa famille et de dormir habillé pour pouvoir réagir rapidement en cas de besoin. Il est également recommandé de fixer les meubles au sol ou aux murs.
Les municipalités concernées ont diffusé des informations sur leurs sites web et ont commencé à vérifier les stocks de matériel de secours dans les centres d’évacuation. La ville d’Iwaki, dans la préfecture de Fukushima, a encouragé ses habitants à s’inscrire pour recevoir des alertes par e-mail, tandis que les autorités de la ville d’Oarai, dans la préfecture d’Ibaraki, inspectaient les systèmes de communication sans fil.
En 2013, le gouvernement avait estimé qu’un séisme de magnitude 9,1 dans la fosse de Nankai pourrait générer un tsunami de plus de 10 mètres (33 pieds) en quelques minutes, causant la mort de jusqu’à 323 000 personnes, la destruction de plus de 2 millions de bâtiments et des pertes économiques dépassant 200 000 milliards de yens (1 280 milliards de dollars).
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