Le Jardin Zoologique National de Rabat (JZN) a officiellement accueilli 72 nouveaux spécimens représentant 21 espèces de reptiles et d’amphibiens africains, venant ainsi enrichir les expositions permanentes de son vivarium. Cette arrivée élargit la diversité des animaux présentés au public et montre les multiples adaptations développées par ces espèces à travers le continent.
De nouvelles espèces rejoignent les installations de la capitale
Parmi les nouveaux pensionnaires qui rejoignent les installations figurent le varan du Nil. Le python d’Anchieta, le caméléon panthère, la grenouille taureau africaine, ainsi que le gecko diurne géant de Madagascar, selon les précisions communiquées par la direction.
Ces animaux illustrent la vaste palette des modes de vie observés chez la faune herpétologique africaine. D’autres formes se remarquent chez les prédateurs terrestres ou aquatiques, les espèces arboricoles, les reptiles inféodés aux milieux désertiques ou les amphibiens tributaires des zones humides.

Chacun de ces spécimens présente des stratégies singulières pour survivre et prospérer dans son habitat naturel, qu’il s’agisse de techniques sophistiquées de camouflage, de thermorégulation, de locomotion, de stratégies de chasse ou de reproduction. Avant d’être intégrés aux différents espaces d’exposition, l’ensemble des 72 spécimens a observé une période de quarantaine rigoureuse. Cette étape, placée sous la supervision attentive des équipes vétérinaires et zoologiques du Jardin Zoologique National, a permis d’assurer un suivi sanitaire optimal, d’observer les comportements individuels et de préparer progressivement leur acclimatation à leur nouvel environnement.
Un espace biogéographique de référence inauguré en 2019
Inauguré en 2019, le vivarium du JZN s’étend sur une superficie d’environ 1 700 mètres carrés. Il propose un parcours pédagogique et immersif à travers six grandes zones biogéographiques distinctes : la zone marocaine, la zone subtropicale, la zone afro-alpine, la zone sud-saharienne, la zone équatoriale et la zone malgache.
Ce dispositif muséographique et scientifique met également en valeur la richesse de la faune marocaine. Du littoral méditerranéen aux étendues du Sahara, en passant par les massifs montagneux, les plaines et les zones humides, le Royaume abrite une herpétofaune particulièrement riche comprenant plusieurs espèces endémiques. L’intégration de ces taxons au sein du vivarium permet de les inscrire dans une lecture plus large et globale de la diversité faunistique africaine.

Enjeux écologiques et sensibilisation du public
Les reptiles et les amphibiens, qu’ils endossent le rôle de prédateurs, de proies ou d’espèces indicatrices de la santé des milieux, occupent des fonctions écologiques essentielles au sein des écosystèmes. Leurs contributions aux équilibres environnementaux demeurent toutefois souvent invisibles aux yeux du grand public.
La stratégie éducative de la structure repose ainsi sur l’observation directe pour stimuler la curiosité, encourager l’acquisition de connaissances et favoriser une meilleure compréhension des enjeux de conservation de la nature. Cette approche vise à déconstruire les idées reçues. Les perceptions négatives entourent traditionnellement ces animaux, démontrant que leur discrétion apparente n’altère en rien leur rôle fondamental dans la préservation de la biodiversité.