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Le KNSB prépare de nouvelles manifestations. Le pays est en chute libre – avec des prix en hausse sans nouveau budget ᐉ Nouvelles de Fakti.bg – Bulgarie

Publié le 7 janvier 2024 16:25:00. Le KNSB, principal syndicat bulgare, se prépare à lancer des actions de protestation face à l'adoption d'une loi budgétaire qui bloque les augmentations de salaire pour plus d'un demi-million de fonctionnaires, une…

Le KNSB prépare de nouvelles manifestations. Le pays est en chute libre – avec des prix en hausse sans nouveau budget ᐉ Nouvelles de Fakti.bg – Bulgarie

Publié le 7 janvier 2024 16:25:00. Le KNSB, principal syndicat bulgare, se prépare à lancer des actions de protestation face à l’adoption d’une loi budgétaire qui bloque les augmentations de salaire pour plus d’un demi-million de fonctionnaires, une situation qualifiée de « chute libre » par l’économiste en chef du syndicat.

  • La loi budgétaire gèle les salaires de nombreux employés du secteur public, notamment les enseignants, les infirmières et le personnel des chemins de fer et des postes.
  • Le KNSB dénonce un manque de cohérence de la part du gouvernement et des employeurs, accusés d’avoir renié des accords préalables sur l’augmentation des salaires.
  • Des manifestations sont prévues fin janvier ou début février pour faire pression en faveur de l’adoption rapide d’un budget régulier.

Dans l’émission « The Day Live » de NOVA NEWS, Luboslav Kostov, économiste en chef du KNSB, a exprimé sa vive préoccupation face à la situation financière actuelle du pays. Il a dénoncé l’adoption d’une loi budgétaire élargie qui, selon lui, pénalise sévèrement les employés du secteur public. Plus de 500 000 travailleurs se verront ainsi privés d’une augmentation de salaire prévue.

Kostov a critiqué ce qu’il considère comme une hypocrisie de la part des employeurs et des forces politiques.

« Nous avons négocié avec les entreprises tout l’automne et sommes parvenus à un consensus pour ne pas augmenter les impôts et les assurances contre une augmentation des salaires d’au moins 10 pour cent. En fin de compte, le gouvernement et le parlement ont examiné les intérêts étroits de leur parti et ont démissionné cinq jours avant d’adopter le budget. »

Luboslav Kostov, économiste en chef du KNSB

Le KNSB pointe du doigt plusieurs conséquences directes de cette loi. Les salaires des enseignants, des infirmières, ainsi que ceux du personnel de la « Poste bulgare » (BDZ) et des chemins de fer nationaux (NOI) resteront figés. L’augmentation salariale de 10 % initialement prévue pour l’ensemble du secteur public a été annulée. De plus, les allocations de maternité et familiales ne bénéficieront d’aucune augmentation pour la deuxième année consécutive, et les projets d’infrastructures communales, inclus dans le programme d’investissement, sont suspendus.

Kostov a souligné l’impact disproportionné de cette mesure sur les fonctionnaires, qui représentent 600 000 employés, dont seulement 115 000 travaillent dans l’administration centrale.

« Ces personnes se sont retrouvées avec une augmentation de 3,7%, soit l’équivalent de l’inflation cumulée selon l’INS. C’est une insulte, étant donné que dans le secteur privé les salaires sont actualisés tous les trois mois. »

Luboslav Kostov, économiste en chef du KNSB

Selon l’article 52 de la loi des finances publiques, en l’absence d’un budget approuvé, l’État est limité à dépenser uniquement les recettes du mois précédent. Kostov craint que cette situation ne soit particulièrement préjudiciable en janvier et février, des mois traditionnellement marqués par des revenus plus faibles, empêchant ainsi l’État de soutenir l’économie au moment où les besoins sont les plus urgents.

Le KNSB prévient que la tension monte et que les employés du secteur public ressentiront les effets de cette loi dès la fin du mois, lorsqu’ils recevront leur salaire et constateront l’absence d’augmentation tout en faisant face à des factures d’énergie en hausse. Les comités de grève du syndicat sont déjà en réunion et des manifestations sont envisagées pour la fin janvier ou le début février. L’objectif principal de ces protestations est de faire pression sur les institutions afin qu’elles adoptent sans délai un budget régulier et évitent ainsi une situation prolongée d’incertitude budgétaire, qui pourrait durer jusqu’en septembre.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.