Publié le 2024-02-29 14:35:00. Une étude américaine révèle que réduire le nombre de césariennes, en particulier pour les premières naissances à faible risque, peut favoriser le retour des mères sur le marché du travail sans compromettre leur santé ni celle de leur enfant.
- Une intervention visant à diminuer le recours aux césariennes a permis d’augmenter le taux d’emploi des mères au trimestre suivant l’accouchement.
- Les mères ayant bénéficié de cette intervention sont également plus susceptibles de retrouver leur emploi initial avant leur congé maternité.
- L’étude ne relève aucun impact négatif sur la santé des mères ou des enfants, et suggère même des bénéfices pour les grossesses ultérieures.
Aux États-Unis, près d’un tiers des naissances se déroulent par césarienne. Si cette intervention chirurgicale peut être nécessaire dans certaines situations, son utilisation excessive est un sujet de préoccupation croissante. Une nouvelle étude, basée sur des données administratives californiennes combinant les actes de naissance et les revenus trimestriels des mères, explore les conséquences de cette pratique sur l’emploi et la santé.
Les chercheurs ont analysé l’impact d’une intervention spécifique qui a permis de réduire le taux de césariennes chez les femmes ayant une première grossesse à faible risque. Les résultats indiquent que les mères ayant bénéficié de cette intervention ont une probabilité accrue de retrouver un emploi dans les trois mois suivant la naissance de leur enfant. Elles sont également plus enclines à reprendre leur poste au sein de leur entreprise d’origine avant leur congé maternité. Cet effet positif tend à s’estomper avec le temps, suggérant que la césarienne agit principalement comme un frein temporaire au retour sur le marché du travail.
Cependant, l’attachement à l’employeur avant la naissance reste significativement plus élevé cinq trimestres après l’accouchement pour les mères ayant participé à l’intervention. De plus, l’étude révèle des bénéfices à long terme : les femmes ayant bénéficié de cette approche lors de leur première grossesse présentent un risque réduit de césarienne et d’accouchement prématuré lors de grossesses ultérieures. Ces résultats suggèrent que la réduction des césariennes pourrait avoir des effets positifs cumulatifs sur la santé et l’économie.
L’étude précise qu’aucune détérioration de la santé maternelle ou infantile n’a été observée suite à la diminution des césariennes induite par l’intervention. Cela confirme qu’il est possible de réduire le recours à cette intervention chirurgicale sans compromettre le bien-être des mères et de leurs enfants.
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