Des rumeurs de complot interne secouent le Parti travailliste britannique alors que des tensions montent autour de la politique budgétaire du Premier ministre Keir Starmer. Le ministre de la Santé, Wes Streeting, a publiquement réfuté toute implication dans une éventuelle tentative de destitution.
Interrogé sur Sky News ce mercredi, Wes Streeting a fermement déclaré : « Je n’appellerai pas à la démission du Premier ministre. » Il a ajouté, sans équivoque : « Je soutiens le Premier ministre. » Cette prise de position intervient après des informations divulguées mardi soir par des proches de Starmer, évoquant un mécontentement croissant au sein du parti.
Selon ces sources, qui ont souhaité rester anonymes, une contestation pourrait éclater fin novembre, lors de la présentation du budget par la ministre des Finances, Rachel Reeves. Cette dernière devrait annoncer une augmentation des impôts pour les travailleurs le 26 novembre, une décision qui contredit les promesses électorales du Parti travailliste formulées il y a environ un an et demi.
Malgré ces tensions, Keir Starmer a affirmé devant le Parlement qu’il dirigeait une « équipe unie » et qu’il était concentré sur la « reconstruction du pays ». Cependant, un sondage YouGov réalisé le 3 novembre révèle un taux de mécontentement élevé envers le Premier ministre, atteignant 73 % chez les Britanniques.
Bien que les prochaines élections législatives ne soient pas prévues avant 2029, les élections locales de mai prochain représentent un test important pour le Parti travailliste. À ce stade, les sondages nationaux placent en tête le parti populiste de droite Reform UK, dirigé par Nigel Farage, fervent partisan du Brexit.
Pour être renversé de son poste de chef du parti, Keir Starmer devrait perdre le soutien de 20 % des députés travaillistes. La presse britannique évoque déjà des noms potentiels pour lui succéder, notamment celui de la ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, et du secrétaire à l’Énergie, Ed Miliband. De nombreux membres du parti craignent que cette situation ne conduise à un chaos similaire à celui que les conservateurs ont connu entre 2016 et 2022, avec cinq dirigeants différents en l’espace de six ans.
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