Publié le 23 novembre 2023 14h30. Le ministre des Affaires sociales, Borislav Gutsanov, a annoncé une révision du système TELK et a défendu l’augmentation des cotisations de sécurité sociale, tout en écartant toute augmentation de l’âge de la retraite. Ces déclarations interviennent en réponse aux critiques de l’opposition et face aux défis démographiques du pays.
- Le ministre Gutsanov ne prévoit pas de relever l’âge de la retraite.
- Une révision du système TELK (Taux d’incapacité de travail) est en préparation, en raison d’une forte augmentation du nombre de bénéficiaires.
- L’augmentation de deux points des cotisations de sécurité sociale devrait générer plus de 1,2 milliard de leva (BGN).
Lors de son intervention dans l’émission “Pourquoi, Monsieur le Ministre ?” sur bTV, Borislav Gutsanov a souligné la nécessité d’adapter le système social aux réalités démographiques de la Bulgarie. Il a notamment mis en avant l’augmentation spectaculaire du nombre d’assistants aux personnes handicapées, passant de 20 000 en 2019-2020 à près de 90 000 aujourd’hui. Cette hausse significative, selon le ministre, justifie une analyse approfondie du fonctionnement du système TELK.
« Sur 6,4 millions de Bulgares, nous ne pouvons pas avoir 800 000 personnes avec une solution TELK », a déclaré le ministre, soulignant une potentielle inadéquation entre le nombre de bénéficiaires et la population active.
L’augmentation de deux points des cotisations de sécurité sociale, qui devrait rapporter plus de 1,2 milliard de BGN, a également été défendue par le ministre. Il a reconnu que, malgré cette mesure, le système de retraite bulgare restait fragile et nécessitait des subventions budgétaires en raison du vieillissement de la population. Il a par ailleurs réfuté les accusations de populisme, affirmant que même avec un salaire minimum de 620 euros, la Bulgarie se situe en bas de l’échelle européenne en termes de pouvoir d’achat.
Enfin, Borislav Gutsanov a répondu aux critiques formulées par Boïko Borissov, leader du parti GERB, en minimisant leur impact. « Il est normal que le ministre des Affaires sociales demande plus, c’est mon travail », a-t-il déclaré. Il a également affirmé sa disponibilité à mener à bien son mandat ou, à l’inverse, à démissionner « dès demain » si cela s’avérait dans l’intérêt du pays.
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