Publié le 7 octobre 2024 18h27. Le père de l’ancien joueur de rugby Paddy Jackson a témoigné devant la Haute Cour de l’impact dévastateur d’une campagne de diffamation en ligne, déclenchée par de fausses allégations concernant le procès de son fils pour viol. Cette affaire met en lumière les conséquences potentiellement graves des accusations non fondées diffusées sur les réseaux sociaux.
- Peter Jackson affirme avoir subi un accident vasculaire cérébral en raison du stress causé par les publications diffamatoires.
- Danielle Meagher, l’auteure présumée des tweets diffamatoires, n’était pas présente à l’audience sur les dommages-intérêts.
- Le tribunal a reconnu que les vies de la famille Jackson avaient été « décimées » par ces accusations.
Peter Jackson a raconté à la cour comment sa vie avait basculé après la publication, en avril 2018, d’allégations infondées sur Twitter (aujourd’hui X) l’accusant d’avoir tenté de soudoyer des témoins lors du procès de son fils Paddy Jackson et de Stuart Olding, finalement acquittés des accusations de viol. Il a intenté une action en diffamation contre Danielle Meagher, également connue sous le nom de Danielle Collins, pour ces publications.
Selon M. Jackson, les propos tenus sur les réseaux sociaux l’ont plongé dans un état de paranoïa et d’obsession. Il a décrit une spirale infernale où il passait des heures chaque jour à vérifier les publications de Mme Meagher, craignant de nouvelles accusations.
« C’était une déclaration catégorique selon laquelle j’avais été criminellement malhonnête. Si l’intention des tweets était d’entrer dans mon cerveau et dans mon cœur, cela a été réalisé par la personne qui les a diffusés. »
Peter Jackson
L’impact sur sa santé a été dramatique. M. Jackson a révélé qu’il avait subi un accident vasculaire cérébral alors qu’il surveillait les activités de Mme Meagher en ligne. Sa femme, Gay Jackson, a témoigné de la transformation de son mari, autrefois extraverti, en un homme méfiant et reclus.
« C’étaient des mensonges tellement évidents que cela l’a écrasé ainsi que la confiance qu’il avait en lui-même. Peter a commencé à parcourir Twitter… il est devenu totalement obsédé par le fait de s’assurer que cela n’était pas retweeté. »
Gay Jackson
Mme Meagher avait précédemment nié être au courant des tweets, affirmant qu’ils étaient gérés par une agence artistique, une affirmation jugée sans fondement par le tribunal. Le jugement ayant déjà été rendu en faveur de M. Jackson dans le cadre de l’action en diffamation, l’audience d’aujourd’hui portait sur le montant des dommages-intérêts à lui accorder. Les avocats de M. Jackson ont souligné que leur client attendait depuis plus de sept ans que sa réputation soit pleinement réhabilitée.
Le juge Maître Harvey a réservé son jugement sur le montant de l’indemnisation et s’est engagé à rendre sa décision dans les meilleurs délais.