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Le porte-avions Gerald R. Ford est déjà en position et rejoint les opérations américaines contre le trafic de drogue en Amérique latine

Publié le 11 novembre 2025 à 16h58. Le plus grand porte-avions du monde, l'USS Gerald Ford, a rejoint l'opération américaine de lutte contre le trafic de drogue dans les Caraïbes, une initiative qui s'étend désormais au Pacifique et…

Le porte-avions Gerald R. Ford est déjà en position et rejoint les opérations américaines contre le trafic de drogue en Amérique latine

Publié le 11 novembre 2025 à 16h58. Le plus grand porte-avions du monde, l’USS Gerald Ford, a rejoint l’opération américaine de lutte contre le trafic de drogue dans les Caraïbes, une initiative qui s’étend désormais au Pacifique et suscite des tensions avec le Venezuela et la Russie.

  • L’USS Gerald Ford a intégré un important dispositif militaire comprenant des destroyers, des navires d’assaut amphibies, des avions de combat F-35 et des avions de reconnaissance P8.
  • Les États-Unis ont bombardé au moins 20 bateaux, causant la mort d’au moins 76 personnes, dans le cadre de cette opération lancée en septembre.
  • Le Venezuela a réagi en lançant de nouveaux exercices militaires, tandis que la Russie a dénoncé des actions « inacceptables ».

L’arrivée de l’USS Gerald Ford dans la région coïncide avec une escalade des tensions géopolitiques. Washington accuse le régime vénézuélien de Nicolás Maduro de diriger le « Cartel des Soleils » et a augmenté la récompense pour sa capture, passant de 25 à 50 millions de dollars. Le Venezuela, de son côté, dénonce une menace impériale et a ordonné le déploiement massif de ses forces armées.

Selon le commandement sud des forces navales américaines, le déploiement de l’USS Gerald Ford, ordonné il y a trois semaines, vise à « renforcer la capacité des États-Unis à détecter, surveiller et perturber les acteurs et activités illicites qui compromettent la sécurité et la prospérité des États-Unis et notre sécurité dans l’hémisphère occidental », a déclaré le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell.

La dernière attaque de cette opération militaire américaine a eu lieu dimanche dans le Pacifique. Le secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth, a annoncé la mort de six trafiquants de drogue présumés à bord de deux embarcations. Cependant, l’efficacité de ces opérations est remise en question, certains observateurs soulignant que seuls de petits bateaux ont été détruits et que les États-Unis n’ont pas encore fourni de preuves concrètes liant ces navires au trafic de drogue ou à une menace directe pour le pays.

Cette situation a également entraîné des frictions avec des alliés traditionnels. La chaîne CNN a révélé que le Royaume-Uni a refusé de partager des renseignements avec les États-Unis concernant les navires soupçonnés de trafic de drogue, craignant de devenir complice d’actions qu’il juge illégales. Cette décision marque une rupture significative entre les deux pays.

La Russie, alliée clé du Venezuela, a également condamné les bombardements, qualifiant ces actions d’« inacceptables ». Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré à la télévision : « C’est ainsi qu’agissent en général les pays de non-droit, ceux qui se considèrent au-dessus des lois », dénonçant une utilisation de la lutte contre les drogues comme « prétexte » pour justifier ces attaques.

Le ministère de la Défense vénézuélien, dirigé par Vladimir Padrino López, a annoncé le « déploiement massif de moyens terrestres, aériens, navals, fluviaux et de missiles » en réponse à ce qu’il considère comme des « menaces impériales ». La télévision d’État VTV a diffusé des images de soldats armés de fusils.

L’administration du président Donald Trump accuse Maduro de diriger un cartel de trafic de drogue et a autorisé des opérations de la CIA au Venezuela. Cependant, Trump a démenti les informations selon lesquelles Washington serait sur le point de lancer des attaques directes sur le territoire vénézuélien. Lors d’une interview accordée à l’émission « 60 Minutes » de CBS, il a affirmé que les jours de Maduro étaient comptés, une déclaration qui alimente les craintes d’une escalade du conflit.

USS Gerald R. Ford Photo:Navi.mil

Navire de guerre USS Sampson (DDG-102) de la marine américaine Photo:EFE

Maduro et Vladimir Padrino. Photo:AFP

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.