Home DivertissementLe premier film de Kate Winslet est sans vergogne sentimental – mais il pourrait continuer encore et encore – The Irish Times

Le premier film de Kate Winslet est sans vergogne sentimental – mais il pourrait continuer encore et encore – The Irish Times

by Antoine Girard

Publié le 11 décembre 2025 17:01:00. Kate Winslet se lance dans la réalisation avec Goodbye June, un drame familial émouvant et parfois maladroit qui explore les dynamiques complexes d’une famille britannique face à la mort imminente de leur matriarche.

  • Le premier film réalisé par Kate Winslet, qui rappelle par certains aspects le travail de Mike Leigh, met en scène un casting prestigieux incluant Helen Mirren, Andrea Riseborough et Timothy Spall.
  • Le film aborde le thème de la mort et du deuil familial avec une approche humaniste, bien que parfois inégale dans son écriture.
  • Goodbye June sortira en salles le 12 décembre et sera disponible en streaming sur Netflix à partir du réveillon de Noël.

Kate Winslet suit les traces de son homologue Daniel Day-Lewis en se lançant dans un projet artistique initié par son fils, Joe Anders. Là où Day-Lewis s’est cantonné à l’interprétation, Winslet a pris les rênes de la réalisation, assumant à la fois le rôle de directrice et de figure de proue de cette production ambitieuse.

L’atmosphère de Goodbye June contraste fortement avec l’œuvre de Day-Lewis, Anémone. Si ce dernier se caractérisait par son caractère oblique, dense et expressionniste, le film de Winslet se révèle plus direct, humaniste et ouvertement sentimental. On retrouve, notamment grâce à la présence de Timothy Spall, quelques échos du style de Mike Leigh, mais le scénario d’Anders sombre rapidement dans un mélange confus de moments chaleureux et de révélations simplistes.

L’histoire se déroule à Bristol, où une famille dysfonctionnelle se prépare à l’inévitable décès de June (Helen Mirren). Julia (Kate Winslet), la fille aînée, affiche une vie apparemment parfaite, tandis que sa sœur Molly (Andrea Riseborough), plus impulsive, suscite un tel ressentiment qu’elle exige un planning strict pour éviter tout chevauchement lors des visites à l’hôpital. June, désespérée, confie :

« Je les aime beaucoup. Mais deux fois plus quand ils s’aiment. »

June

Leur père, Bernie (Spall), tente de nier la réalité.

Le scénario, bien que porté par des acteurs talentueux, souffre d’un manque de nuances dans la caractérisation des personnages. Chacun semble incarné par un seul trait dominant. Toni Collette, par exemple, est cantonnée à une version caricaturale du personnage hippie qu’elle avait interprété dans About a Boy il y a plus de vingt ans. Le film, manquant de dynamisme, se contente de jeter ses protagonistes les uns contre les autres dans une succession de scènes aléatoires sur une durée de deux heures.

Malgré ses imperfections, Goodbye June bénéficie de la qualité d’interprétation de ses acteurs. La confrontation finale entre Riseborough et Winslet, bien que prévisible, est interprétée avec une intensité palpable.

Le film se présente comme un véritable film de Noël à l’ancienne, avec ses guirlandes, sa crèche, son message de rédemption et ses chants de clôture. Il est fort probable qu’il devienne un incontournable des fêtes de fin d’année, surpassant peut-être même The Family Stone, un autre film de Noël souvent regardé en décembre.

En salles à partir du vendredi 12 décembre ; streaming sur Netflix dès le réveillon de Noël

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