Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné ce vendredi des frappes aériennes « puissantes » sur la bande de Gaza, après avoir accusé le Hamas de violer l’accord de cessez-le-feu en vigueur et de retenir le corps d’un otage israélien.
Selon un communiqué du bureau de Netanyahu, la décision a été prise à l’issue de consultations sécuritaires. L’armée israélienne a affirmé que des tirs avaient été ouverts par le Hamas sur ses forces déployées dans le sud de Gaza, près de la ville de Rafah, et qu’elle y avait répondu.
L’escalade intervient alors que le Hamas avait annoncé le report de la remise du corps d’un otage, initialement prévue pour ce jour, en invoquant précisément des violations du cessez-le-feu par Israël. « Le Hamas a montré son vrai visage », a déclaré un responsable militaire israélien au correspondant de Sky News au Moyen-Orient, Adam Parsons.
« Le Hamas a une fois de plus violé le cessez-le-feu en menant une attaque contre les forces de Tsahal à l’est de la ligne jaune, une zone sous contrôle israélien », a-t-il ajouté. « Il s’agit d’une nouvelle violation flagrante. Cela survient après que le Hamas a également fait semblant de ne pas savoir où se trouvent les otages restants. »
Le Hamas a averti, via l’application de messagerie Telegram, que toute intensification des frappes israéliennes à Gaza entraverait les opérations de recherche et de récupération des corps d’otages, retardant ainsi leur restitution. Treize corps d’otages israéliens restent encore à Gaza, selon les autorités.
Cet incident met en péril le cessez-le-feu de trois semaines, déjà fragile, négocié en vue d’une libération d’otages et d’une aide humanitaire accrue dans le territoire palestinien.
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