Joe Pohlad, héritier d’une dynastie familiale propriétaire de l’équipe de baseball des Twins du Minnesota, a toujours cultivé une discrétion surprenante. Son éducation, marquée par l’humilité et la valorisation des relations humaines, contraste avec l’ampleur de la fortune familiale.
L’enfance de Joe Pohlad, passée près du Interlachen Country Club où vivaient ses grands-parents, était rythmée par des traditions familiales fortes. Les dîners obligatoires du dimanche, où l’on abordait des questions existentielles, et les jeux de capture du drapeau avec les enfants du voisinage ont façonné sa personnalité. Ses relations fraternelles, même lors de parties endiablées de basket-ball ou de ping-pong, se transformaient souvent en compétitions acharnées. Il se souvient également des soirées passées avec ses amis du lycée, dévorant des Mountain Dew et des Oreos tout en jouant à «Goldeneye 007» sur Nintendo 64.
Pohlad a également exploré ses talents artistiques en participant à la comédie musicale de son école, Breck, décrochant un rôle dans «West Side Story» lors de sa dernière année. Malgré la notoriété de sa famille au sein de l’établissement – tout le monde savait qu’ils possédaient les Twins – Joe Pohlad n’a jamais cherché à en faire étalage. « Cela témoigne de leur humilité », explique Andrew Murphy, son ami depuis la cinquième année.
Ses parents ont consciemment mis l’accent sur l’humilité pour contrebalancer la richesse issue des nombreux domaines d’activité de la famille : services bancaires, automobile, cinéma, investissements, robotique, immobilier commercial, et bien d’autres. James Chichetto, son professeur de première année au Stonehill College, se souvient que Joe parlait souvent de son grand-père, sans jamais évoquer l’étendue de la fortune familiale. « Il ne parlait jamais du succès de son grand-père, mais toujours de la qualité de l’homme », précise Chichetto. « Joe n’a jamais mentionné les Twins du Minnesota. Pas d’arrogance, pas de suffisance. Juste de la modestie. Il avait 18 ans, mais il parlait comme s’il en avait 55. »
Un souvenir précis illustre cette discrétion : alors qu’il était enfant, le médecin de l’équipe soignait le doigt blessé du frère d’un de ses camarades avant un match décisif des World Series. Pour Joe Pohlad, ce geste anodin symbolisait l’importance de l’attention portée aux autres, une valeur qui a toujours guidé sa vie.