Le marché pétrolier affiche une étrange stabilité, malgré des signaux contradictoires et des tensions géopolitiques croissantes. Entre les menaces de nouvelles sanctions contre la Russie, les négociations avec l’Iran et les incertitudes climatiques, les prix restent figés dans une fourchette étroite, laissant les experts perplexes.
L’administration Trump envisage des sanctions d’une ampleur inédite contre la Russie, potentiellement incluant des restrictions sur les banques russes et les exportations pétrolières. Si ces mesures étaient mises en œuvre, les prix du pétrole pourraient connaître une forte hausse. « Nous pourrions voir un pic de prix important », estiment les analystes, sans que les détails précis de ces sanctions ne soient encore connus.
Parallèlement, l’Iran continue de dialoguer avec Washington, cherchant à renforcer les garanties de son programme nucléaire. Cette situation inquiète Israël, qui pourrait être tenté d’agir militairement contre les installations nucléaires iraniennes si aucun accord contraignant n’est trouvé. Cette tension géopolitique contribue à la volatilité du marché.
Aux États-Unis, l’administration Trump devrait accorder à Chevron une licence limitée pour maintenir ses opérations au Venezuela, après l’expiration d’une dérogation accordée sous l’administration Biden. Chevron pourra ainsi préserver des infrastructures clés, mais ne sera pas autorisée à importer de pétrole vénézuélien. Cette décision intervient malgré l’opposition de certains législateurs de Floride, alliés au secrétaire d’État Marco Rubio, qui souhaitent maintenir une pression maximale sur Caracas.
La situation au Canada ajoute également à l’incertitude. Les incendies de forêt en Alberta, une région importante pour la production pétrolière, pourraient entraîner des évacuations et perturber l’approvisionnement, comme ce fut le cas lors des précédents épisodes.
Le nombre de plateformes pétrolières en activité aux États-Unis suscite également des inquiétudes quant à une possible baisse future de la production américaine. En outre, les écarts de fissure à l’essence restent élevés, tandis que ceux du diesel sont faibles, une tendance qui pourrait se poursuivre.
Sur le marché du gaz naturel, EBW Analytics prévoit une hausse des prix en juillet, malgré une injection printanière importante et des fondamentaux de l’offre et de la demande favorables. Une météo estivale douce pourrait cependant limiter cette hausse, tandis qu’une vague de chaleur pourrait la stimuler.
Enfin, la formation d’une dépression tropicale dans le Pacifique oriental, baptisée Alvin, est suivie de près. Bien que les tempêtes du Pacifique présentent généralement un faible risque pour la production pétrolière, la trajectoire actuelle d’Alvin pourrait la diriger vers le golfe du Mexique, créant ainsi des perturbations potentielles.
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