L’annonce d’un cessez-le-feu au Moyen-Orient, attribuée à l’intervention de l’ancien président américain Donald Trump, a entraîné une baisse immédiate des prix du pétrole, ravivant l’espoir d’une diminution du coût de l’essence pour les consommateurs. M. Trump affirme que les prix pourraient descendre sous la barre des 2 dollars le gallon (environ 0,53 € le litre) dans un avenir proche.
Selon les informations de Fox News, l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas est entré en vigueur à midi, heure de la côte Est américaine, mettant fin à plus de deux ans de conflit. Le Hamas doit maintenant procéder à la libération des otages.
M. Trump a souligné que ses efforts diplomatiques, bien qu’il n’ait pas reçu le prix Nobel de la paix – ayant contribué à résoudre, selon lui, six ou sept conflits et à obtenir la libération d’une vingtaine d’otages israéliens – ont joué un rôle dans cette baisse des prix du pétrole. Il a également mis en avant la réduction du risque d’attaques contre les navires pétroliers en mer Rouge et dans d’autres zones stratégiques, perpétrées par des groupes affiliés à l’Iran.
À ce stade, M. Trump estime qu’il manque encore environ 1,10 dollar (environ 1,03 €) pour ramener le prix moyen national de l’essence en dessous de 2 dollars le gallon. Cependant, il prévoit que dans de nombreuses régions du pays, le prix pourrait effectivement passer sous ce seuil.
Les données de l’AAA (American Automobile Association) indiquent qu’aujourd’hui, le prix moyen national de l’essence ordinaire sans plomb est de 3,10 dollars le gallon (environ 2,92 € le litre). Ce prix est en légère baisse par rapport à 3,152 dollars il y a une semaine et de 11,2 cents par rapport à l’année précédente. En Californie, le prix est plus élevé, à 4,664 dollars le gallon (environ 4,40 € le litre), en raison des politiques du gouverneur Newsom.
L’espoir d’un cessez-le-feu au Moyen-Orient suscite également des spéculations sur d’éventuelles avancées dans le conflit russo-ukrainien. La détermination de M. Trump à faire baisser les prix du pétrole pourrait, selon certains analystes, exercer une pression sur les prix du marché. Un support majeur se situe juste en dessous de 60 dollars (environ 56 €) le baril, et le maintien de ce niveau à la clôture des marchés est considéré comme crucial pour éviter une nouvelle baisse des prix. Si ce seuil venait à être franchi, l’essence pourrait tomber à moins de 2 dollars le gallon dans de nombreux États.
Par ailleurs, les prix du gaz naturel ont également baissé suite à un rapport défavorable. De nombreux producteurs de gaz naturel s’interrogent sur la pertinence de maintenir leur niveau de production actuel. Les données de l’EIA (Energy Information Administration) révèlent que les réserves de gaz naturel aux États-Unis s’élevaient à 3 641 milliards de pieds cubes (environ 103 milliards de mètres cubes) au vendredi 3 octobre 2025, soit 80 milliards de pieds cubes de plus que la semaine précédente. Ce niveau de stockage est supérieur de 23 milliards de pieds cubes à celui de l’année précédente et de 157 milliards de pieds cubes à la moyenne des cinq dernières années.
La demande de gaz naturel reste inférieure à la production, entraînant un gaspillage important. Bien que la demande atteigne des niveaux records, la capacité de production américaine est considérable. Certains producteurs suggèrent que le gouvernement pourrait envisager de subventionner les producteurs pour qu’ils réduisent leur production, à l’instar des programmes agricoles.
Jodi Shafto, de Natural Gas Intelligence, souligne que les prévisions d’un hiver doux et l’augmentation des niveaux de stockage ont contribué à la baisse des prix à terme du gaz naturel entre le 2 et le 8 octobre. Les traders ont reporté leur attention des premières vagues de froid saisonnières vers les données de stockage et les fondamentaux du marché.
Enfin, les conditions météorologiques jouent également un rôle. Fox Weather prévoit une tempête de nord-est qui frappera la côte atlantique avec de fortes pluies, des inondations côtières importantes et des vents violents. Les autorités du New Jersey mettent en garde contre d’éventuelles inondations majeures dans la partie sud de l’État, et des évacuations pourraient être nécessaires.
