Publié le 16 novembre 2023 18:17:00. Les États-Unis affichent leur préparation à intervenir au Venezuela, alors que le président Trump laisse entendre qu’une décision a été prise concernant la réponse à la crise politique et humanitaire dans ce pays.
- Le secrétaire américain à l’Armée, Dan Driscoll, a affirmé que l’armée américaine est prête à agir si elle reçoit l’ordre.
- Les États-Unis renforcent leur présence militaire dans la région, notamment avec le déploiement du porte-avions USS Gerald R. Ford et de 15 000 soldats.
- Le président Trump a évoqué avoir « plus ou moins » pris une décision, sans en dévoiler les détails.
Washington étudie plusieurs options concernant le Venezuela, allant de frappes aériennes ciblées sur des infrastructures militaires ou liées au trafic de drogue, à une intervention plus directe visant à renverser le président Nicolás Maduro. L’administration américaine a consulté son équipe sur ces différentes pistes en début de semaine, selon des sources internes.
Dans une interview accordée à CBS News, le secrétaire à l’Armée, Dan Driscoll, a souligné la capacité de l’armée américaine à répondre à toute éventualité.
« Le président et le secrétaire à la Guerre ont passé beaucoup de temps à réfléchir à la meilleure chose qu’ils pouvaient faire pour le peuple américain. Et je peux parler du point de vue de l’armée, c’est-à-dire que nous avons beaucoup de formation dans cette partie du monde. Nous réactivons notre école de la jungle au Panama. Nous serions prêts à agir pour répondre à tous les besoins du président et du secrétaire à la Guerre »
Dan Driscoll, secrétaire américain à l’Armée
Il a précisé que des ordres n’avaient pas encore été donnés, mais que l’armée serait prête à intervenir si nécessaire.
« Nous serions prêts si nous le demandions. »
Dan Driscoll, secrétaire américain à l’Armée
Le renforcement de la présence militaire américaine dans la région est notable. Outre l’USS Gerald R. Ford, le plus grand porte-avions au monde, les forces américaines ont déployé environ 15 000 soldats, plus d’une douzaine de navires de guerre et 10 avions de combat F-35. Parallèlement, l’armée américaine a réactivé son centre d’entraînement à la jungle au Panama, où les forces de sécurité panaméennes et américaines s’entraînent conjointement dans le cadre du « Cours combiné d’orientation dans la jungle », axé sur la survie, les tactiques et les opérations de patrouille en milieu hostile. Le Commandement Sud des États-Unis fournit des informations complémentaires sur ce programme.
Le président Trump avait indiqué vendredi avoir « plus ou moins » pris une décision concernant la marche à suivre au Venezuela, sans toutefois en préciser la nature. Cette annonce intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Caracas, et alors que la crise politique et économique au Venezuela s’aggrave.
