Des chercheurs du Southwest Research Institute ont un nouveau modèle de prévision météorologique spatiale capable d’intégrer l’activité de la face cachée du Soleil. Publiés dans The Astrophysical Journal Supplement Series, ces travaux visent à anticiper les éruptions solaires pour protéger nos infrastructures critiques.
Protéger les réseaux terrestres
Selon la NASA, les éruptions solaires sont de puissantes explosions d’énergie
. Elles peuvent paralyser les réseaux électriques, brouiller les signaux de navigation et interrompre les communications radio.
Combler l’angle mort solaire
Le Soleil effectue une rotation complète sur son axe en près de 27 jours. Ce mouvement permet à chaque portion de l’étoile de devenir visible depuis la Terre.
A New Map of the Sun: Scientists Looked at the Star’s “Dark Side” and Learned to Predict Its Blows BetterWe tend to assume we see the Sun in full. In reality, we only ever see half of it. The other half is constantly hidden behind the star’s own limb. And it is often exactly… pic.twitter.com/Rllgqo23u7
Pourtant, la moitié de sa surface demeure dissimulée à l’observation directe. Cette lacune a longtemps limité la précision des modèles de prévision.
Depuis les années 1970, les scientifiques utilisent des ondes acoustiques pour sonder l’intérieur de l’astre. Cette méthode, analogue à la sismologie terrestre, présente une faille.
Les données acoustiques détectent parfois des zones actives qui s’avèrent inactives une fois apparues sur la face visible. Bibhuti Jha, chercheur à la division Sciences et exploration du système solaire du SwRI, qualifie ces anomalies de faux positif
ou de régions actives fantômes
.
Fiabiliser les prévisions solaires
L’équipe du Southwest Research Institute a analysé les cartes complètes de la surface solaire enregistrées entre 2010 et 2014. En croisant ces relevés avec des observations terrestres et spatiales, les chercheurs ont affiné leur système.
Chaque zone détectée se voit désormais attribuer une probabilité de fiabilité. Lisa Upton, chercheuse au SwRI basé à Boulder, explique que cette méthode permet d’élaborer des modèles de transport de flux de surface beaucoup plus précis.
Bibhuti Jha affirme que ces résultats permettent une représentation fidèle du champ magnétique global des deux hémisphères solaires. Les détails techniques de ces travaux sont consultables dans l’édition de The Astrophysical Journal Supplement Series.