Le transport routier de marchandises et le secteur du déménagement intègrent officiellement la prévention des troubles musculo-squelettiques à leur convention nationale de partenariat, complétant ainsi le dispositif contre le risque routier professionnel mis en place en 2023.
Signée le 15 juin 2026, cette convention renouvelée pour une durée de trois ans associe les pouvoirs publics, les organisations professionnelles et, pour la première fois, les organisations syndicales de salariés. Les signataires entendent ainsi répondre aux deux principaux fléaux recensés dans ces métiers.
Le poids des accidents de la route et des maladies professionnelles
Le risque routier demeure la première cause de mortalité liée au travail en France, avec 424 décès en 2024. Face à ce bilan, les acteurs institutionnels et professionnels poursuivent les actions de sensibilisation auprès des salariés et des entreprises.

En parallèle, les troubles musculo-squelettiques représentent 88 % des maladies professionnelles reconnues dans ces secteurs. Les manutentions manuelles, les gestes répétitifs et les postures contraignantes exposent lourdement les professionnels du transport et du déménagement au quotidien.
Cette initiative traduit la volonté commune des partenaires sociaux, des acteurs sectoriels et des pouvoirs publics de bâtir une démarche de prévention ambitieuse s’appuyant sur des actions structurantes.
Le déploiement des outils de prévention et des équipements
Pour contrer ces expositions, la nouvelle feuille de route prévoit d’enrichir la plateforme en ligne enroutepourlaprevention.pro avec des rubriques spécifiquement dédiées aux troubles musculo-squelettiques. Le dispositif inclut également la promotion d’équipements adaptés et la diffusion de bonnes pratiques sur le terrain.
La démarche réunit la FNTR, l’Union TLF, l’OTRE, la CSD et le SNTL du côté des employeurs, ainsi que l’Union fédérale Route FGTE-CFDT, la Fédération nationale des transports et de la logistique FO UNCP, la Fédération générale CFTC des transports et le Syndicat national des activités du transport et du transit CFE-CGC pour les salariés. L’accord implique aussi la Caisse nationale de l’assurance maladie, CARCEPT Prévoyance, l’AFT Transport et Logistique et OPCO Mobilités.
Cet élargissement du partenariat marque une étape supplémentaire dans la mobilisation collective de l’ensemble des acteurs de la branche professionnelle. Au-delà des impératifs de sécurité, cette stratégie globale cherche à bonifier les conditions d’exercice et à accroître l’attractivité des métiers du transport routier de marchandises et du déménagement.