L’Organisation mondiale de la santé a recommandé d’intégrer deux nouveaux candidats vaccins contre la souche Bundibugyo à l’essai clinique Tumaini en République démocratique du Congo, où l’épidémie dépasse les 10 400 cas confirmés avec un taux de létalité de 50 pour cent.
Plus de 5 300 décès liés à cette épidémie ont été recensés par les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, dont la majorité en République démocratique du Congo, sur un total de 10 444 cas confirmés. Annoncée le 4 novembre 2026 par Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d’un point de presse à Genève, la décision intègre le ChAdOx1 BDBV, élaboré par l’Université d’Oxford avec le Serum Institute of India, et le mRNA-1469 de l’entreprise Moderna.
L’Institut national de recherche biomédicale pilote l’essai en République démocratique du Congo
L’évaluation de ces nouveaux produits se déroulera dans le cadre de l’étude clinique Tumaini, une plateforme adaptative randomisée et contrôlée qui emploie une approche de vaccination en anneau autour des contacts de cas confirmés. Cette recherche est pilotée par l’Institut national de recherche biomédicale de la République démocratique du Congo, avec l’appui de l’Université d’Anvers, de l’organisation mondiale, d’Epicentre, de Médecins Sans Frontières, de l’Institut de médecine tropicale d’Anvers et des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies.

L’essai avait débuté le mois précédent avec le vaccin Ervebo, homologué contre la souche Zaïre mais dépourvu d’indication spécifique pour le Bundibugyo.
Les résultats de l’évaluation vaccinale sont attendus au début de l’année 2027.
Neuf cas confirmés au Kenya et un au Nigeria
Neuf cas ont été enregistrés au Kenya, incluant deux décès, et un cas confirmé a été répertorié au Nigeria. Face à la diffusion transfrontalière, certains gouvernements ont pris des dispositions restrictives aux frontières.
À ce sujet, Tedros Adhanom Ghebreyesus a exprimé une opposition :
De telles restrictions pénalisent les pays qui font ce qu’il faut, découragent la transparensa et nuisent à la réponse
Tedros Adhanom Ghebreyesus
L’étude PARTNERS évalue de nouveaux traitements
L’étude PARTNERS lancée en juillet évalue l’anticorps monoclonal MBP134, l’antiviral remdesivir ou leur association, auxquels s’ajoutera prochainement le maftivimab. Une étude complémentaire sur la prophylaxie post-exposition évalue également l’obeldevisir.

Les autorités sanitaires rappellent que les immunisations ne remplacent pas les interventions de terrain. Comme l’a souligné Tedros Adhanom Ghebreyesus :
Les vaccins sont des outils puissants, mais ils ne remplacent pas les mesures avérées qui peuvent sauver des vies dès maintenant : la prise en charge précoce, la recherche des contacts, l’isolement, des enterrements sûrs et dignes et un engagement de confiance avec les communautés
Tedros Adhanom Ghebreyesus