Publié le 7 janvier 2026 à 06h16. Après une intervention militaire américaine au Venezuela qui a conduit à la capture de Nicolas Maduro, l’administration Trump prévoit de s’emparer de jusqu’à 50 millions de barils de pétrole vénézuélien, promettant d’utiliser les revenus pour aider les deux pays.
- L’administration Trump prévoit de contrôler les revenus de la vente de 30 à 50 millions de barils (environ 7,9 à 13,2 millions de mètres cubes) de pétrole vénézuélien.
- Des dirigeants du secteur pétrolier américain doivent se rendre à la Maison Blanche pour discuter d’investissements potentiels au Venezuela.
- Delcy Rodriguez, la nouvelle présidente par intérim du Venezuela, a affirmé que son pays n’était sous le contrôle d’aucune puissance étrangère.
Washington a annoncé son intention de mettre la main sur des ressources pétrolières vénézuéliennes dans la foulée d’une opération militaire qui a abouti à l’arrestation de Nicolas Maduro et de son épouse à Caracas. Le président Trump a déclaré que les recettes de la vente de ce pétrole, actuellement sous sanctions, seraient directement gérées par son administration.
Selon un message publié sur sa plateforme Truth Social, M. Trump a précisé :
« Les autorités intérimaires du Venezuela remettront aux États-Unis d’Amérique entre 30 et 50 MILLIONS de barils de pétrole de haute qualité sanctionné. Ce pétrole sera vendu au prix du marché, et cet argent sera contrôlé par moi, en tant que président des États-Unis d’Amérique, pour garantir qu’il soit utilisé au profit des peuples du Venezuela et des États-Unis. »
Le secrétaire à l’Énergie, Chris Wright, est chargé de mettre en œuvre ce plan immédiatement. Les détails juridiques de cette saisie de pétrole restent flous, bien que les États-Unis aient déjà accusé des navires vénézuéliens de contourner les sanctions en transportant du pétrole iranien et vénézuélien.
L’administration Trump envisage également de faciliter la reconstruction de l’infrastructure pétrolière vénézuélienne, au profit de compagnies américaines telles qu’Exxon Mobil, ConocoPhillips et Chevron, qui ont subi des pertes suite à la nationalisation du secteur pétrolier par l’ancien président Hugo Chavez.
Delcy Rodriguez, qui a prêté serment en tant que présidente par intérim après la chute de Maduro, a adopté une attitude ambiguë, oscillant entre des signes d’ouverture et des déclarations fermes. Elle a insisté sur la souveraineté du Venezuela, affirmant :
« Le gouvernement du Venezuela est aux commandes de notre pays, et personne d’autre. Aucun agent étranger ne gouverne le Venezuela. »
L’armée vénézuélienne a reconnu hier la perte de 23 soldats, dont cinq généraux, lors des frappes américaines. Cuba, allié clé de Maduro, a fait état de 32 militaires cubains tués, dont des officiers supérieurs impliqués dans les services de sécurité de l’ancien régime.
Des milliers de partisans de Maduro ont manifesté à Caracas pour exiger la libération du couple présidentiel. Certains manifestants arboraient des caricatures de Maduro et de son épouse, ainsi que des slogans pro-paix.
Maduro et Flores ont comparu lundi devant un tribunal de New York, où ils ont plaidé non coupables d’accusations de trafic de drogue et autres crimes. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a appelé à un procès équitable. L’ONU a quant à elle dénoncé une violation du droit international.
Maria Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, a mis en garde contre la fiabilité de Delcy Rodriguez, la qualifiant d’« architecte de la persécution et de la corruption ». Elle a déclaré :
« Ce n’est certainement pas une personne à qui les investisseurs internationaux pourraient faire confiance. »
Donald Trump a averti que Mme Rodriguez s’exposerait à des conséquences sévères si elle ne coopérait pas avec les objectifs américains.
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