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Sánchez, le gouvernement espagnol, face un échec politique majeur au Congrès sur le logement

Le Congrès des députés en Espagne a rejeté deux décrets-lois sur le logement présentés par le gouvernement de gauche de Pedro Sánchez, illustrant l'absence de majorité…

Sánchez, le gouvernement espagnol, face un échec politique majeur au Congrès sur le logement

Le Congrès des députés en Espagne a rejeté deux décrets-lois sur le logement présentés par le gouvernement de gauche de Pedro Sánchez, illustrant l’absence de majorité parlementaire et la crise profonde de l’accès au logement à quelques mois des élections législatives de 2027.

Le rejet des décrets par le Congrès des députés à Madrid

Les députés espagnols ont rejeté, lors d’un double vote au Congrès, les mesures proposées par l’exécutif pour endiguer la crise immobilière. Le premier texte a été rejeté par 178 voix contre 172 sans aucune abstention. Le second décret, qui prévoyait notamment le renouvellement automatique des baux à leur terme, a ensuite été écarté par 184 voix contre 166.

Ce double échec inflige un camouflet politique majeur au Premier ministre Pedro Sánchez. Juste avant le premier scrutin, le dirigeant socialiste avait prononcé une brève intervention surprise depuis le perchoir pour exhorter les parlementaires à voter les textes. Oubliez un instant les calculs politiques, avait-il réclamé, en demandant aux députés d’avoir du courage et d’être à la hauteur.

Les oppositions et les alliés de la veille s’unissent contre les textes

La droite du Parti populaire et l’extrême droite de Vox ont voté contre les deux décrets gouvernementaux. À leurs voix se sont ajoutées celles du parti indépendantiste catalan Junts, dont les suffrages avaient pourtant permis à Pedro Sánchez d’obtenir son investiture en 2023.

L’exécutif était resté sourd aux demandes de Junts, qui réclamait ces dernières heures le retrait des textes et l’élaboration de nouvelles propositions. De son côté, le ministre des Droits sociaux Pablo Bustinduy a vertement critiqué les formations politiques ayant torpillé les décrets, estimant qu’elles s’étaient lourdement trompés et qu’elles le paieront dans les urnes.

La colère des manifestants et la tension autour des loyers

À l’extérieur du Congrès, des centaines de militants et de protestataires rassemblés à Madrid ont exprimé leur indignation à l’annonce des résultats. Les manifestants, dont certains campent depuis près d’une semaine sur la Puerta des Sol pour le droit au logement, ont crié Quelle honte ! et appelé à la grève générale.

Les manifestants ont exprimé leur frustration face à la difficulté croissante de trouver un logement, soulignant que la responsabilité des autorités est d’apporter de la certitude, pas de l’incertitude.

Le secteur souffre en Espagne d’un déficit structurel estimé à environ 700 000 logements abordables. Les tensions sociales s’étaient déjà intensifiées à la suite de l’expulsion de Maricarmen Abascal, âgée de 87 ans, de l’appartement où elle résidait depuis sept décennies.

Spéculations politiques et perspective des élections de 2027

Ces rejets en série relancent immédiatement les spéculations sur d’éventuelles élections anticipées, une hypothèse que Pedro Sánchez a jusqu’ici écartée alors que le scrutin législatif suivant doit normalement se tenir au plus tard à l’été 2027.

Le leader de Vox, Santiago Abascal, a réagi en affirmant que plus les élections auront lieu tôt, mieux ce sera. Dans la même veine, le président du Parti populaire, Alberto Núñez Feijóo, a réclamé la convocation rapide d’un nouveau scrutin, qualifiant d’inadmissible le fait d’utiliser la question du logement pour manœuvrer à des fins électorales.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.