Publié le 17 octobre 2025 à 06h30. À l’heure du numérique, il est parfois difficile d’imaginer une époque où le fax régnait en maître. Un lecteur de The Register se souvient d’une mésaventure survenue à la fin des années 1990, où une fausse alerte virale diffusée par fax a semé la panique dans un ministère.
- Un fax alarmiste a circulé dans un ministère, prédisant un virus informatique capable de détruire les données et de rendre inutilisables les ordinateurs sous Windows 95.
- L’alerte s’est avérée être un canular, mais a déclenché une cascade de réactions et de critiques internes.
- L’incident illustre les failles de sécurité et les problèmes de communication de l’époque du fax.
Seamus, un consultant en technologie qui a souhaité rester anonyme, raconte une anecdote survenue à la fin des années 1990, alors que le fax était encore un outil de communication courant. L’époque où les documents arrivaient souvent sous forme de copies floues, parfois avec l’esthétique d’une demande de rançon, en raison des technologies de numérisation rudimentaires et des imprimantes bon marché.
Un jour, le télécopieur du bureau de Seamus a craché un message alarmant : un virus informatique était sur le point d’infecter tous les ordinateurs fonctionnant sous Windows 95 au sein du département. Le fax affirmait que le virus effacerait les données, surchaufferait les processeurs et contraindrait le personnel à revenir à l’écriture manuscrite pendant 24 heures.
La panique a rapidement gagné du terrain. Un membre du personnel, particulièrement inquiet, a numérisé le fax – ce qui n’a fait qu’empirer sa qualité visuelle – puis l’a diffusé par e-mail à l’ensemble du département.
Alors que le ministère se préparait au pire, un e-mail de réponse à tous a démenti l’information. Il s’agissait d’un canular, et l’auteur de l’e-mail original a critiqué celui qui avait diffusé l’alerte pour avoir semé la confusion et perdu le temps de tous.
Selon Seamus, l’auteur de ce premier e-mail était un cadre supérieur, peut-être pas un expert en informatique, mais animé de bonnes intentions.
« Le simple fait d’envoyer le message par fax contredisait les préoccupations de sécurité de l’expéditeur, qui, plutôt que d’utiliser l’e-mail – alors peu fiable – a estimé qu’une transmission analogique était le moyen le plus sûr de partager de mauvaises nouvelles. »
Seamus, consultant en technologie
Ironie du sort, le consultant qui avait dénoncé le canular a été licencié pour ses critiques envers le cadre supérieur qui avait envoyé l’e-mail initial. Seamus et ses collègues ont tiré une leçon de cet épisode : l’importance du professionnalisme.
Avez-vous déjà été victime d’un canular ? Ou avez-vous dû rassurer un utilisateur face à une crainte infondée ? Partagez votre histoire avec On Call en envoyant un e-mail à [email protected] et votre témoignage pourrait être publié prochainement. ®
* Les lecteurs de moins de 30 ans peuvent trouver des informations sur les télécopieurs ici.