Home SantéLe vote de l’ACIP stimule l’engagement en ligne à propos du vaccin contre l’hépatite B et des publications affirment que le VAERS « dissimule » les décès dus au vaccin COVID-19 – The Monitor

Le vote de l’ACIP stimule l’engagement en ligne à propos du vaccin contre l’hépatite B et des publications affirment que le VAERS « dissimule » les décès dus au vaccin COVID-19 – The Monitor

by Sophie Martin

La décision de l’Agence fédérale pour les pratiques d’immunisation (ACIP) de modifier ses recommandations concernant le vaccin contre l’hépatite B chez les nouveau-nés, combinée à la publication d’un rapport interne de la FDA évoquant des liens possibles entre des vaccins contre la COVID-19 et des décès d’enfants, alimente une intense activité en ligne et une méfiance croissante envers les autorités sanitaires.

Le 5 décembre 2025, l’ACIP a voté pour abandonner sa recommandation universelle de vaccination contre l’hépatite B dans les 24 heures suivant la naissance. Désormais, les parents de nourrissons nés de mères testées négatives pour l’hépatite B sont invités à discuter avec leur médecin pour déterminer le moment opportun, voire l’opportunité, de vacciner leur enfant. Cette décision, qui fait suite à des années de recommandation systématique, a été saluée par certains comme une victoire pour la liberté médicale et le droit des parents à prendre des décisions éclairées concernant la santé de leurs enfants.

Cette évolution a entraîné une augmentation spectaculaire des conversations en ligne sur la vaccination infantile. Selon une analyse de KFF, plus de 50 000 publications, partages et commentaires mentionnant l’hépatite B ont été recensés sur X (anciennement Twitter), Reddit et Bluesky le jour du vote, contre une moyenne quotidienne d’environ 3 400 publications en 2025. Si le volume de publications a légèrement diminué depuis, il reste significativement plus élevé qu’auparavant.

Parallèlement, un rapport interne de la Food and Drug Administration (FDA) a révélé que le Système de notification des événements indésirables liés aux vaccins (VAERS) avait enregistré au moins 10 décès d’enfants potentiellement liés aux vaccins contre la COVID-19. Bien que ce rapport ne fournisse pas d’informations sur l’âge des enfants, leurs antécédents médicaux ou d’autres preuves pertinentes, il a rapidement été interprété par certains comme la preuve d’une dissimulation gouvernementale. Douze anciens commissaires de la FDA et des membres actuels de l’agence ont critiqué le rapport, soulignant que VAERS est un système de surveillance passive et que les rapports d’effets indésirables ne prouvent pas une relation de cause à effet.

Cette controverse a exacerbé la méfiance envers les institutions sanitaires. Environ 17 % des messages identifiés par KFF concernant le rapport de la FDA en décembre utilisaient un langage suggérant que le document était un aveu de dissimulation de la part de l’agence. Certains ont même exprimé un sentiment de « justification » pour ceux qui avaient été critiqués pour avoir soulevé des préoccupations concernant la sécurité des vaccins.

Face à ces recommandations divergentes, les Américains semblent accorder plus de confiance à leurs médecins et aux associations professionnelles qu’au CDC. Une enquête récente de l’Annenberg Public Policy Center a révélé que, lorsque le CDC et l’Association médicale américaine (AMA) émettent des recommandations contradictoires en matière de vaccins, les Américains sont plus susceptibles d’accepter le point de vue de l’AMA dans un rapport de 2 contre 1. De même, une étude KFF montre que davantage de personnes font confiance à leurs prestataires de soins de santé et aux associations de médecins comme l’AMA et l’Académie américaine de pédiatrie (AAP) pour obtenir des informations fiables sur les vaccins.

La décision de l’ACIP et le rapport de la FDA mettent en évidence une polarisation croissante autour des questions de vaccination. Une enquête KFF/Washington Post a révélé que les partisans républicains de « Make America Great Again » (MAGA) et de « Make America Healthy Again » (MAHA) sont plus susceptibles d’avoir sauté ou retardé des vaccins infantiles recommandés, tels que le ROR et la varicelle. L’appel du président Donald Trump à revoir l’ensemble du calendrier de vaccination des enfants suggère que ces préoccupations pourraient avoir des répercussions plus larges sur les politiques de vaccination.

OpenAI, la société derrière le chatbot ChatGPT, a récemment mis à jour son modèle pour mieux répondre aux risques pour la santé mentale, après que des cas de crises et même de décès aient été liés à des conversations avec le chatbot. Ces mises à jour, qui incluent des fonctionnalités de détection de crise et de vérification de l’âge, témoignent de la nécessité d’une vigilance accrue face aux risques potentiels des technologies d’intelligence artificielle en matière de santé.

Enfin, une nouvelle fonctionnalité de X permettant de vérifier le pays d’origine des comptes pourrait aider à identifier les sources de désinformation en matière de santé et à lutter contre l’influence des réseaux de robots et des comptes étrangers.

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