Atlanta, Géorgie – Le groupe Newell Brands, fabricant de marques grand public comme Yankee Candle, Sharpie et Rubbermaid, a subi une journée noire en bourse le 31 octobre 2025, avec un effondrement de plus de 31 % du cours de son action, clôturant à 3,2552 $. Cette chute spectaculaire marque un nouveau plus bas historique pour l’entreprise, conséquence directe de résultats trimestriels décevants et de prévisions revues à la baisse.
Les résultats du troisième trimestre, publiés récemment, ont révélé un chiffre d’affaires de 1,81 milliard de dollars (environ 1,67 milliard d’euros), en recul de 7,2 % par rapport à l’année précédente, et inférieurs aux 1,89 milliard de dollars (environ 1,75 milliard d’euros) attendus par les analystes. Le bénéfice ajusté par action s’est établi à 0,17 $ (environ 0,16 euro), en deçà des prévisions de 0,18 $ (environ 0,17 euro). L’EBITDA ajusté a également diminué, passant de 250 millions de dollars (environ 230 millions d’euros) à 225 millions de dollars (environ 207 millions d’euros).
Selon le PDG Chris Peterson, cette performance est en partie due à « une demande modérée suite à des actions de tarification motivées par les droits de douane », ainsi qu’à une réduction des stocks chez les détaillants, également influencée par ces mêmes droits et un ralentissement des marchés internationaux, notamment au Brésil.
L’impact des droits de douane a pesé lourdement sur les marges brutes, qui ont été comprimées d’au moins 55 points de base au cours du trimestre. La marge bénéficiaire brute ajustée a ainsi diminué de 90 points de base, atteignant 34,5 %. Les flux de trésorerie d’exploitation ont également été fortement affectés, chutant de plus des deux tiers pour s’établir à seulement 103 millions de dollars (environ 95 millions d’euros), en raison de l’augmentation des besoins en fonds de roulement pour compenser les coûts tarifaires et de l’augmentation des primes versées.
Malgré un bénéfice net de 21 millions de dollars (environ 19,4 millions d’euros), soit 0,05 $ (environ 0,04 euro) par action, contre une perte de 198 millions de dollars (environ 183 millions d’euros) à la même période l’année précédente, cette amélioration est largement éclipsée par les pertes de revenus et la pression sur les marges.
Newell Brands a revu ses prévisions pour l’ensemble de l’année, anticipant désormais un bénéfice ajusté par action compris entre 0,56 $ et 0,60 $ (environ 0,52 et 0,56 euro), contre une prévision précédente de 0,66 $ à 0,70 $ (environ 0,61 et 0,65 euro). Le consensus des analystes s’élevait à 0,67 $ (environ 0,62 euro). Les perspectives de ventes ont également été abaissées, prévoyant une baisse de 4,5 % à 5 % par rapport à une prévision initiale de 2 % à 3 %, ce qui se traduirait par un chiffre d’affaires attendu de 7,20 à 7,24 milliards de dollars (environ 6,66 à 6,71 milliards d’euros), contre des estimations de 7,35 milliards de dollars (environ 6,81 milliards d’euros).
L’entreprise prévoit des coûts tarifaires supplémentaires de 180 millions de dollars (environ 166 millions d’euros) pour 2025, dont 115 millions de dollars (environ 106 millions d’euros), soit 0,23 $ (environ 0,21 euro) par action, affecteront le bénéfice brut avant toute mesure d’atténuation.
Pour le quatrième trimestre, Newell Brands anticipe une baisse des ventes de 1 % à 4 % et un bénéfice ajusté par action compris entre 0,16 $ et 0,20 $ (environ 0,15 et 0,18 euro), bien en deçà des attentes des analystes qui tablaient sur 0,27 $ (environ 0,25 euro). Les prévisions de flux de trésorerie d’exploitation ont également été revues à la baisse, se situant désormais dans une fourchette de 250 à 300 millions de dollars (environ 230 à 276 millions d’euros), contre 400 à 450 millions de dollars (environ 368 à 414 millions d’euros) précédemment.
L’action a d’abord chuté de 13 % à 4,10 $ (environ 3,78 euro) lors des échanges avant l’ouverture de la bourse, avant de poursuivre sa descente tout au long de la journée, terminant en baisse de plus de 31 %. Cette performance s’ajoute à une baisse d’environ 65,92 % depuis le début de l’année et prolonge les pertes du titre à plus de 77 % sur cinq ans.
