Publié le 29 septembre 2025 14:56:00. Le syndicat Snapen a déposé une plainte contre le Premier ministre, Sébastien Lecornu, l’accusant d’avoir induit en erreur sur ses qualifications académiques. L’entourage du Premier ministre conteste fermement ces accusations et annonce une contre-plainte pour dénonciation calomnieuse.
- Le syndicat Snapen accuse Sébastien Lecornu d’avoir affirmé posséder un master de droit public alors qu’il n’en est pas titulaire.
- L’équipe du Premier ministre dénonce une “polémique artificielle” et annonce une plainte pour dénonciation calomnieuse.
- Cette affaire intervient après des révélations de Mediapart concernant l’absence de master à l’actif de Sébastien Lecornu.
La polémique autour des qualifications de Sébastien Lecornu s’intensifie. Lundi, son avocat, Me Vincent Brengarth, a annoncé le dépôt d’une plainte devant la commission des requêtes de la Cour de justice de la République. Selon l’entourage du Premier ministre, celui-ci « conteste vigoureusement l’accusation dont il fait l’objet » et déplore « cette polémique artificielle ». Il a également l’intention de porter plainte contre le Snapen pour « dénonciation calomnieuse ».
Cette affaire a été déclenchée mi-septembre par des révélations de Mediapart. Le média a mis en lumière le fait que Sébastien Lecornu ne disposait pas du diplôme de master (un niveau Bac +5) contrairement à ce qui était indiqué dans divers supports depuis 2016 : portraits publiés, page du ministère des Armées lorsqu’il occupait ce poste, profil LinkedIn, et même lors d’une présentation lors d’une conférence universitaire.
Interrogé à ce sujet vendredi dans Le Parisien, Sébastien Lecornu a précisé qu’il avait « validé (sa) maîtrise en droit, donc un master 1 » à l’Université Panthéon-Assass. La maîtrise, correspondant à un niveau Bac +4, a été remplacée par le master dans le cadre de la réforme Licence-Master-Doctorat (LMD) mise en place dans les années 2000. Il a également exprimé son sentiment d’avoir été victime d’une forme de « mépris social » dans cette affaire.
La plainte déposée par le syndicat reproche au Premier ministre d’avoir cherché à « faire croire (qu’il) était titulaire d’un master de droit public » et d’avoir « utilisé en connaissance de cause un diplôme dont il n’était pas titulaire ». Me Vincent Brengarth a toutefois souligné que « Aucun diplôme n’est requis pour être membre d’un gouvernement et le fait de ne pas avoir obtenu de master 2 n’est pas un signe d’incompétence ».
Le syndicat met en avant un argument plus large : « Toutefois, l’absence de transparence sur le niveau d’études acquis, par un ministre d’État, est de nature à porter atteinte à la crédibilité de la certification par les universités publiques françaises, à l’égalité républicaine, à l’honneur des enseignants-chercheurs et, plus généralement, à la mission de service public confiée aux établissements d’enseignement supérieur ».
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