L’Église catholique célèbre la Toussaint ce dimanche 1er novembre 2026, solennité dédiée à l’ensemble des saints connus et anonymes. Cette grande fête liturgique précède la commémoration des fidèles défunts fixée au 2 novembre, marquant deux temps distincts de prière et de recueillement spirituel dans les paroisses.
La Toussaint honore les saints et les anonymes
Dans la hiérarchie de l’Église catholique, la Toussaint constitue une solennité, au même titre que Noël ou Pâques. Cette célébration du 1er novembre met à l’honneur non seulement les figures canonisées, mais aussi tous les hommes et femmes parvenus à la vision de Dieu dont la sainteté demeure connue de Lui seul. Elle se distingue nettement du 2 novembre, date consacrée à la prière pour les fidèles défunts qui nécessitent encore une purification dans l’au-delà.
L’abbé Joseph Tendeng, vicaire à la paroisse Notre-Dame des Pauvres de Tilène, insiste sur le fait que le premier jour du mois ne se résume pas à une fête des morts. Il rappelle que la sainteté s’adresse à l’ensemble des croyants à travers les actes ordinaires de l’existence quotidienne.

Situer les origines historiques des célébrations de novembre
La date du 1er novembre s’est imposée dans la tradition liturgique occidentale au Moyen Âge, particulièrement à partir du IXe siècle. Sous le pontificat de Grégoire IV, pape de 827 à 844, la fête a été fixée pour l’Église entière avec l’appui de l’empereur Louis le Pieux, fils de Charlemagne, qui l’a imposée dans tout l’empire carolingien vers 835.
En France, le 1er novembre est un jour férié depuis le Concordat de 1802, conclu entre Bonaparte et le pape Pie VII, figurant parmi les quatre fêtes religieuses maintenues comme jours chômés avec Noël, l’Ascension et l’Assomption, tandis que le 2 novembre n’est pas férié.
Quant à la commémoration des fidèles défunts du 2 novembre, elle trouve son origine dans un monastère. En 998, Odilon, abbé de Cluny, imposa à toutes les maisons dépendant de son abbaye une commémoration solennelle de tous les défunts au lendemain de la fête des saints. L’abbé bénédictin, très dévoué aux âmes du Purgatoire, ordonna que les cloches de l’abbaye sonnent le glas après les Vêpres du 1er novembre et que la messe soit offerte le lendemain pour le repos des âmes. La liturgie de ces deux journées est également diffusée à la télévision, à l’instar de la messe célébrée en l’église de l’Immaculée-Conception de Boulogne-Billancourt, présidée par le père Jean-Emmanuel Gouze, curé de la paroisse, avec le frère Yves Combeau comme prédicateur.
Entretenir les cimetières dans les paroisses
À l’approche de ces deux journées, les fidèles investissent traditionnellement les cimetières pour fleurir et entretenir les sépultures de leurs proches. À Saint-Barthélemy comme dans l’Hexagone, les familles perpétuent ce geste de mémoire. Les habitants s’affairent autour des tombes pour y apporter des pots de fleurs et illuminer les allées, transformant ces espaces en lieux de recueillement partagé.

Les diocèses s’organisent également pour encadrer les célébrations. Dans l’Aude, le Diocèse de Carcassonne et Narbonne a publié l’ensemble des horaires des messes anticipées, des offices et des bénédictions prévues dans les cimetières locaux, allant de la paroisse Notre-Dame en Minervois — incluant l’église de la Transfiguration à Peyriac-Minervois, l’église Saint-Julien-et-Sainte-Basilisse à Azille et l’église de l’Assomption de Notre-Dame à Rieux-Minervois — jusqu’aux paroisses de Saint Dominique en Lauragais à Villesiscle, Villasavary, Saint-Julien-de-Briola, Bram, Montréal et Fonters.
Pratiquer les indulgences et la communion des trois états de l’Église
La doctrine catholique enseigne l’existence d’une union spirituelle indéfectible entre l’Église militante sur terre, l’Église purgative et l’Église triomphante au ciel. À l’occasion de ce début de novembre, les fidèles peuvent notamment obtenir des indulgences plénières applicables aux âmes du purgatoire.

Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du ciel.
Catéchisme de l’Église catholique, via Tribune Chrétienne
Cette dynamique de prière s’appuie également sur des retransmissions en direct proposées par des médias confessionnels comme KTO, permettant aux fidèles empêchés de suivre les offices solennels consacrés à ces deux journées mémorielles.