Dans la nuit du 1er novembre 2026, l’application mobile officielle ukrainienne d’alerte aux attaques aériennes et le système du ministère russe des Situations d’urgence ont été la cible de cyberattaques massives. Ces intrusions simultanées ont diffusé de fausses notifications de menaces nucléaires et chimiques au moment même où expirait une trêve humanitaire sur le front.
Les applications d’alerte en Ukraine et en Russie ciblées
L’application officielle utilisée par les Ukrainiens pour anticiper les frappes aériennes a été compromise dans la soirée du 1er novembre 2026, selon l’armée de l’air ukrainienne.
Les utilisateurs ont reçu des messages erronés signalant des risques nucléaires et chimiques, accompagnés de références à un missile hypersonique russe.
Quelques heures plus tard, le ministère russe des Situations d’urgence a à son tour rapporté que son application mobile, conçue pour prévenir la population en cas d’attaques de drones ukrainiens, avait subie une cyberattaque massive
visant à propager de fausses informations.

Ces incidents numériques sont survenus juste après l’expiration d’un cessez-le-feu de six jours dans la localité d’Olechky, sur la ligne de front de la région de Kherson. Cette trêve humanitaire avait permis l’évacuation d’habitants pris sous les tirs croisés.
La réponse des autorités face aux fausses alertes
En Ukraine, le Centre de lutte contre la désinformation a rapidement indiqué que les messages reçus ne correspondaient en rien à la réalité de la menace.
L’armée de l’air a publié un message de mise en garde sur sa chaîne officielle pour calmer les citoyens :
Il n’y a pas de menace de radiations ! Restez calmes et surveillez nos mises à jour sur notre chaîne (Telegram)Armée de l’air ukrainienne
L’agence de presse Reuters a également rapporté les instructions diffusées par le ministère de la Transformation numérique ukrainien.
Celui-ci a rappelé que les sirènes d’alerte traditionnelles et des applications alternatives continuaient de fonctionner normalement pour pallier l’indisponibilité du service, mentionnant notamment l’application Kiev Digital pour les habitants de Kyiv.
Du côté de Moscou, le ministère des Situations d’urgence a indiqué via Telegram que des équipes techniques étaient mobilisées pour corriger les vulnérabilités de son application et restaurer des flux d’information fiables.
Revendications et chronologie des attaques
Le Centre ukrainien pour les communications stratégiques (Spravdi) a attribué le piratage de l’application ukrainienne à la Russie, pointant l’apparition de messages en russe mentionnant un missile de type Orechnik
.

En parallèle, la chaîne d’information russe Mash a relayé sur Telegram qu’un groupe de pirates baptisé Hitcore revendiquait l’attaque en Ukraine en parvenant à duper un employé d’une entreprise locale.
Cet épisode intervient alors que le système d’alerte automatisé de Kyiv avait déjà connu des perturbations techniques quelques jours auparavant, le 26 octobre 2026.
Qui a orchestré cette double intrusion simultanée, et un lien opérationnel unissait-il réellement ces deux cyberattaques ?