Publié le 17 octobre 2024 15:29:00. Un médecin inscrit auprès du Conseil médical irlandais (IMC) a vu son enregistrement suspendu par la Haute Cour suite à des accusations de possession d’images pédopornographiques au Royaume-Uni. Bien qu’il n’ait jamais exercé en Irlande, l’IMC a agi après avoir pris connaissance des poursuites judiciaires en cours.
- Un juge de la Haute Cour a ordonné la suspension de l’inscription d’un médecin au Conseil médical irlandais (IMC).
- Le médecin est accusé au Royaume-Uni de délits liés à la possession et à la création d’images pédopornographiques.
- Il a initialement omis de déclarer une enquête criminelle à son encontre lors du renouvellement de son inscription auprès de l’IMC.
L’IMC a saisi la Haute Cour afin d’obtenir la suspension de l’enregistrement du médecin, résidant et exerçant au Royaume-Uni, après avoir été informé des accusations portées contre lui. Son autorisation d’exercer lui a été retirée plus tôt cette année dans ce pays.
Selon l’acte d’accusation britannique, le médecin est soupçonné de détenir 19 « images extrêmes » et d’avoir « créé » 146 images de catégorie A, qui regroupent les contenus les plus choquants. L’intéressé nie fermement ces accusations.
« Il est difficile d’imaginer des allégations plus graves que celles auxquelles le médecin a été confronté. »
Juge David Barniville, Président de la Haute Cour
Dans sa décision, le juge David Barniville a souligné l’importance de la sécurité publique et a estimé que les droits constitutionnels du médecin, notamment son droit à une profession et à une bonne réputation, devaient être mis en balance avec cet impératif. Il a précisé qu’il ne portait aucun jugement sur la culpabilité ou l’innocence du médecin.
Le juge a jugé que le droit du médecin à gagner sa vie en Irlande, où il n’a jamais exercé, devait être relativisé. Il a également estimé que la protection du public devait primer sur le droit à une bonne réputation dans ce contexte.
L’affaire a été révélée lorsque le médecin a rempli un formulaire de renouvellement d’inscription auprès de l’IMC pour 2024 et a répondu « non » à la question de savoir s’il était concerné par une enquête criminelle. Or, il avait déjà été arrêté et interrogé par la police au moment de remplir ce formulaire.
Hugh McDowell, représentant l’IMC devant le tribunal, a souligné que le médecin n’avait fourni aucune explication à cette omission.
L’enquête policière britannique a débuté en octobre 2023, suite à la découverte de six images pédopornographiques téléchargées via un compte Google lié au médecin. Des perquisitions à son domicile ont permis de saisir divers appareils contenant d’autres images, dont des images de catégorie A, a précisé le tribunal.
