Home MondeL’envoyé de Trump a donné de gros coups à l’allié le plus proche de Vladimir Poutine pour obtenir la libération du prisonnier et l’a invité à une « table des gars cool »

L’envoyé de Trump a donné de gros coups à l’allié le plus proche de Vladimir Poutine pour obtenir la libération du prisonnier et l’a invité à une « table des gars cool »

by Clara Dubois

Un traitement amaigrissant et une approche diplomatique singulière ont permis la libération de prisonniers politiques en Biélorussie, selon les révélations d’un conseiller de l’ancien président américain Donald Trump. L’échange, orchestré autour d’un dîner informel, illustre une méthode de négociation peu conventionnelle.

En novembre dernier, 123 prisonniers politiques ont été libérés en Biélorussie, parmi lesquels figurent le prix Nobel de la paix Ales Bialiatski et l’opposant Sergueï Tikhanovski, emprisonné depuis cinq ans. Cette libération est intervenue après des discussions entre le président biélorusse Alexandre Loukachenko et John Coale, avocat et envoyé américain en Biélorussie, lors d’un dîner en juin.

Selon M. Coale, le point de départ de ces négociations inattendues fut la curiosité de M. Loukachenko concernant sa propre perte de poids. « Le président Loukachenko m’a demandé si j’avais perdu du poids », a déclaré M. Coale au Wall Street Journal. Cette question a ouvert la voie à une conversation sur le médicament Zepbound, un traitement contre l’obésité, que M. Coale a promis de se procurer pour le dirigeant biélorusse.

Parallèlement à cet échange personnel, M. Loukachenko a sollicité l’administration Trump pour un allègement des sanctions économiques imposées à son pays. Ces sanctions l’empêchaient notamment de faire réparer son avion présidentiel. En échange de la libération des prisonniers, les États-Unis ont levé les sanctions sur la potasse – un composant essentiel des engrais et une source importante de revenus pour la Biélorussie – et ont autorisé Boeing à fournir des pièces détachées à Belavia, la compagnie aérienne nationale.

M. Coale a décrit cette approche comme typiquement « trumpesque », soulignant que l’obtention du résultat souhaité prime sur les considérations protocolaires. « Peu importe à qui vous parlez, si cette personne peut vous donner ce que vous voulez, c’est tout ce qui compte », a-t-il affirmé.

Les relations entre les États-Unis et la Biélorussie se normalisent progressivement, ce qui pourrait entraîner la levée de sanctions supplémentaires. M. Trump, connu pour sa diplomatie personnelle, ambitionne de sortir l’économie russe de son isolement international, estimé à 2 000 milliards de dollars (environ 1 860 milliards d’euros).

Ces développements interviennent dans un contexte géopolitique tendu. La Russie a récemment menacé le président ukrainien Volodymyr Zelensky et a déployé en Biélorussie un missile nucléaire, le Oreshnik, capable d’atteindre des cibles en Europe occidentale en seulement huit minutes. Bien que M. Loukachenko ait affirmé que ce missile renforcerait la Biélorussie, son contrôle opérationnel reste entre les mains de Moscou.

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