Publié le 6 novembre 2025 à 15h02. L’Organisation météorologique mondiale (OMM) alerte sur une accélération inquiétante du réchauffement climatique, avec des records de températures battus et des conséquences déjà visibles sur les glaciers, les océans et les phénomènes météorologiques extrêmes. Cette situation critique a été mise en évidence lors du sommet Cop30 à Belém, au Brésil.
- 2025 devrait figurer parmi les trois années les plus chaudes jamais enregistrées.
- Des volumes records de glace ont fondu, entraînant la disparition du dernier glacier vénézuélien, Humboldt.
- La température des océans a atteint des niveaux records, exacerbant les tempêtes et menaçant les écosystèmes marins.
Le rapport sur l’état du climat mondial de l’OMM confirme une tendance alarmante : chaque année depuis 2014 a été exceptionnellement chaude, faisant de l’exception la nouvelle norme. Les indicateurs clés du changement climatique convergent vers un constat sans appel : la planète se réchauffe à un rythme accéléré, avec des conséquences de plus en plus graves.
La fonte des glaces, tant terrestres qu’arctiques, est particulièrement préoccupante. L’hiver dernier, la formation de glace de mer arctique a atteint un niveau historiquement bas, et la fonte estivale a été l’une des plus importantes jamais observée. Au niveau mondial, les glaciers ont perdu un volume record de 450 milliards de tonnes de glace. Le Venezuela et la Slovénie sont désormais les deux premiers pays à avoir perdu tous leurs glaciers à l’époque moderne.
Parallèlement, les océans continuent de se réchauffer, atteignant des températures records en 2025, dépassant même les niveaux de 2024. Ce réchauffement provoque l’expansion des mers et intensifie les tempêtes, tout en affaiblissant la capacité des océans à absorber les gaz à effet de serre et en menaçant les écosystèmes marins.
Le niveau de la mer a augmenté de 4,1 mm par an entre 2016 et 2025, un rythme deux fois plus rapide que celui observé au début des années 2000. Cette hausse contribue à l’augmentation des inondations et des submersions côtières, affectant les populations, les infrastructures et les habitats naturels à travers le monde.
Ces phénomènes se traduisent déjà par des événements climatiques extrêmes de plus en plus fréquents et intenses : précipitations abondantes, inondations dévastatrices, incendies de forêt ravageurs.
Ce constat alarmant a été présenté lors du Sommet des Nations Unies sur le climat Cop30 à Belém, au Brésil, où les dirigeants mondiaux se sont réunis pour discuter de mesures communes pour lutter contre le changement climatique. L’objectif était que chaque pays présente de nouveaux plans d’action nationaux ambitieux.
Cependant, la secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, a exprimé son désarroi face au manque d’engagement des dirigeants.
« Cette série de températures élevées sans précédent, combinée à l’augmentation record des niveaux de gaz à effet de serre de l’année dernière, montre clairement qu’il sera pratiquement impossible de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré dans les prochaines années sans dépasser temporairement cet objectif. »
Celeste Saulo, secrétaire générale de l’OMM
Elle a toutefois souligné qu’il restait possible de ramener les températures à 1,5 degré d’ici la fin du siècle, mais que cela nécessitait une action immédiate et radicale.
« Mais la science est tout aussi claire : il est encore tout à fait possible et essentiel de ramener les températures à 1,5 degré d’ici la fin du siècle. »
Celeste Saulo, secrétaire générale de l’OMM
Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a également lancé un appel urgent à l’action.
« Chaque année, une température supérieure à 1,5 degré va bouleverser les économies, creuser les inégalités et infliger des dommages irréversibles. »
Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies
Il a insisté sur la nécessité d’agir rapidement et à grande échelle pour limiter le dépassement de cet objectif et ramener les températures en dessous de 1,5 degré avant la fin du siècle.
Pourquoi le gouvernement prend-il des risques avec l’Europe en matière de climat ?
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