L’année 2025 touche à sa fin, et certains sujets ont particulièrement captivé l’attention des lecteurs. Retour sur cinq analyses qui ont marqué l’année, et dont la pertinence s’est confirmée au fil des mois.
L’or franchit de nouveaux sommets
Dès septembre, une analyse prévoyait une hausse de l’or à 7 000 $ l’once (environ 6 480 €), une prédiction qui semble de plus en plus plausible. À l’époque, le cours était déjà à des niveaux records, soutenu par les achats des banques centrales, les tensions géopolitiques et l’engouement pour les fonds négociés en bourse (ETF). Ces facteurs se sont intensifiés : la dette mondiale a atteint 346 000 milliards de dollars, les conflits se sont multipliés et la confiance dans la discipline budgétaire s’est érodée.
La semaine dernière, l’once d’or a même dépassé les 4 500 $ (environ 4 160 €), tandis que les ETF ont enregistré leurs plus fortes hausses depuis des décennies. L’analyste maintient sa prévision de 7 000 $ (environ 6 480 €), un seuil qui pourrait être atteint avant la fin du second mandat de Donald Trump.
Il recommande de consacrer 10 % de son portefeuille à l’or, en répartissant les investissements entre les lingots physiques et les actions des sociétés minières.
L’industrie aérospatiale et de défense en pleine expansion
En janvier, une analyse mettait en lumière les principaux sous-traitants américains du secteur de la défense, avec General Dynamics en tête, affichant un chiffre d’affaires de 65 milliards de dollars en 2024. À l’époque, les dépenses militaires étaient encore débattues, mais l’étude soulignait la nécessité pour les États-Unis et leurs alliés de moderniser leurs armées, ce qui profiterait à l’industrie.
Cette tendance s’est confirmée tout au long de l’année. Le président Trump a récemment promulgué la loi d’autorisation de la défense nationale pour 2026, qui accélère les investissements dans la défense antimissile, les systèmes spatiaux, la cybersécurité et l’intelligence artificielle (IA). La législation prévoit également des contrats pluriannuels et des procédures d’acquisition simplifiées.
Le « Dôme doré de Trump » : un projet ambitieux
En avril, une analyse se penchait sur le projet « Dôme doré de Trump », un système de défense antimissile de nouvelle génération basé sur des lasers spatiaux et d’autres technologies émergentes. À l’époque, il s’agissait davantage d’un concept que d’une réalité, et c’est encore le cas aujourd’hui.
Des estimations indépendantes, notamment celles de Bloomberg, suggèrent que le coût du projet pourrait dépasser les 1 000 milliards de dollars (environ 925 milliards d’euros), soit près de six fois l’estimation initiale de 175 milliards de dollars (environ 160 milliards d’euros) avancée par Donald Trump. Des centaines d’entreprises ont été invitées à soumettre des propositions.
Le trafic aérien en hausse constante
L’aéroport international Hartsfield-Jackson d’Atlanta a été l’aéroport le plus fréquenté des États-Unis en 2025, accueillant 38 millions de passagers rien que pendant l’été. Le nombre de voyageurs a continué d’augmenter tout au long de l’année, et la Transportation Security Administration (TSA) s’attend à un trafic record pendant les fêtes de fin d’année, avec 44,3 millions de passagers contrôlés entre le 19 décembre et le 4 janvier.
Les aéroports investissent massivement dans leurs infrastructures, notamment les terminaux, les portes d’embarquement et la sécurité, pour répondre à cette demande croissante.
Les droits de douane : un outil économique et politique
L’analyse la plus lue de l’année portait sur l’histoire des droits de douane et leur rôle dans la politique économique américaine. L’étude retraçait l’évolution de ces taxes, de leur fonction initiale de source de revenus pour le gouvernement à leur utilisation actuelle par Donald Trump comme instrument de négociation et de pression politique.
Les augmentations tarifaires mises en œuvre par l’administration Trump se sont avérées être les plus importantes depuis la Seconde Guerre mondiale. Elles ont eu des conséquences économiques, politiques et juridiques importantes, pesant sur les entreprises et les consommateurs. Des contestations judiciaires ont été engagées, et la Cour suprême pourrait devoir verser jusqu’à 168 milliards de dollars (environ 155 milliards d’euros) aux entreprises si elle se prononçait contre l’administration, selon CBS News.
L’intérêt suscité par cette analyse témoigne du désir des investisseurs de comprendre l’impact de la politique commerciale sur l’inflation, les chaînes d’approvisionnement et les marchés financiers.
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