Publié le 2024-01-02 14:35:00. Alors que l’interdiction des feux d’artifice pour les particuliers approche aux Pays-Bas, un afflux de Néerlandais se rend en Belgique, plus précisément à Baarle-Hertog, pour un dernier achat de pétards avant la nouvelle réglementation.
- L’interdiction prochaine des feux d’artifice aux Pays-Bas suscite une ruée vers les magasins belges, notamment à Baarle-Hertog.
- Les acheteurs justifient cet achat de dernière minute par la volonté de préserver une tradition et de profiter d’une dernière occasion légale.
- Le gouvernement néerlandais restreint l’accès aux feux d’artifice pour des raisons de sécurité et de protection de l’environnement.
L’ambiance est à l’achat de dernière minute à Baarle-Hertog, une enclave belge en territoire néerlandais. Esther de Zwolle, accompagnée de son fils Joep, illustre ce mouvement : « En fait, je ne suis pas fan de dépenser de l’argent en l’air, mais c’est la dernière fois, alors passons à autre chose. » Cette affluence témoigne de la volonté de nombreux Néerlandais de profiter une dernière fois des feux d’artifice avant l’entrée en vigueur de la nouvelle législation.
Les magasins de Baarle-Hertog voient leur activité augmenter, bien que l’on n’observe pas encore de véritable engouement. Manuel, 17 ans, venu de Heerde, explique avec un sourire : « J’ai pris des Thunderkings et quelques blasters à nitrate. J’ai perdu huit dollars, mais bon, ça fait partie du jeu. » Son père, qui a parcouru deux heures de route, partage son sentiment : « Je trouve dommage que cela ne soit plus autorisé à partir du prochain Nouvel An. C’est comme si nous sacrifiions un morceau de la culture néerlandaise. Et puis, à quelques centaines de mètres de là, en Belgique, c’est toujours autorisé. C’est étrange ! »
Certains commerçants préfèrent rester discrets, craignant une image négative. Un vendeur a refusé de commenter les ventes, soulignant la méfiance envers les médias. Des camionnettes déchargent en continu des cartons de feux d’artifice, signe d’une demande soutenue, et certains produits sont déjà en rupture de stock temporaire.
Finne, 11 ans, de Rotterdam, ne voit pas de problème à cela : « J’aime les feux d’artifice parce qu’ils sont juste amusants », dit-il, rayonnant. Son père, Björn, ajoute : « Si c’est la dernière fois qu’ils peuvent s’amuser, alors je leur souhaite cela. »
Le gouvernement néerlandais a pris la décision d’interdire les feux d’artifice décoratifs pour les particuliers à partir de 2027. Seuls les cierges magiques et les fontaines seront autorisés. Un homme de Rotterdam, qui vient de dépenser 200 euros, déclare avec un clin d’œil : « Nous continuerons. Ensuite, nous l’achèterons à nouveau ici en Belgique l’année prochaine. » Son ami renchérit : « Rien ne sera plus autorisé aux Pays-Bas, mais l’argent passera simplement la frontière. »
Esther de Zwolle, en chargeant sa voiture de cartons de feux d’artifice, résume l’état d’esprit général : « C’est une tradition. On fait attention, on le déclenche dans un pré et pas dans la rue. Mais après cette année, ça a été sympa. Encore un feu d’artifice, pour le ressenti. »
Interdiction des feux d’artifice
Le Sénat et la Chambre des représentants ont adopté la loi d’initiative Passez un réveillon du Nouvel An en toute sécurité. L’interdiction des feux d’artifice pour les consommateurs devrait entrer en vigueur à la veille du Nouvel An 2026/2027.
En Belgique, l’achat de feux d’artifice est autorisé toute l’année, contrairement aux Pays-Bas, où il est limité à quelques jours. Les feux d’artifice belges sont généralement plus puissants en raison d’une plus forte teneur en poudre et de l’utilisation de poudre flash, ce qui se traduit par des explosions plus importantes. La possession et la distribution de certains produits sont illégales aux Pays-Bas.
