Home SantéLes anticorps publics supersite du domaine N-terminal de première génération conservent leur activité contre les lignées dérivées d’Omicron et protègent les souris contre le défi Omicron BA.5

Les anticorps publics supersite du domaine N-terminal de première génération conservent leur activité contre les lignées dérivées d’Omicron et protègent les souris contre le défi Omicron BA.5

by Sophie Martin

Publié le 2024-02-29 14:35:00. Des chercheurs ont identifié un ensemble d’anticorps monoclonaux capables de neutraliser plusieurs sous-variants d’Omicron, offrant ainsi une piste prometteuse pour la protection des personnes immunodéprimées face au SARS-CoV-2.

  • Des anticorps ciblant la région N-terminale (MTN) de la protéine Spike, isolés au début de la pandémie, conservent une efficacité notable contre les variants BA.2, BA.5 et BQ.1.1 d’Omicron.
  • L’étude révèle que la neutralisation de ces variants est liée à une absorption plus lente de la protéine Spike.
  • Les tests sur des modèles animaux montrent que l’anticorps WRAIR-2008 protège contre la perte de poids et réduit la charge virale dans les poumons.

La lutte contre le SARS-CoV-2 est marquée par une course constante entre l’émergence de nouveaux variants et le développement de stratégies de protection efficaces. Les anticorps monoclonaux représentent une approche thérapeutique et prophylactique particulièrement intéressante, notamment pour les populations les plus vulnérables, dont les personnes immunodéprimées. Cependant, l’apparition rapide de variants du virus pose le défi de maintenir l’efficacité de ces anticorps.

Une équipe de chercheurs s’est concentrée sur un ensemble d’anticorps monoclonaux dirigés contre la région N-terminale (MTN) de la protéine Spike du SARS-CoV-2. Ces anticorps, isolés d’un donneur convalescent au début de la pandémie, ont démontré une capacité remarquable à neutraliser plusieurs sous-variants d’Omicron, incluant BA.2, BA.5 et BQ.1.1. Les résultats suggèrent que la neutralisation de ces variants est associée à un processus d’absorption plus lent de la protéine Spike, ce qui pourrait expliquer la persistance de l’efficacité de ces anticorps.

L’anticorps MTN le plus puissant identifié, baptisé WRAIR-2008, a fait l’objet d’une caractérisation structurelle approfondie. Cette analyse a révélé un mode d’interaction conservé avec d’autres anticorps de la même classe, suggérant un mécanisme d’action commun. Des expériences menées sur des souris ont confirmé l’efficacité de WRAIR-2008, démontrant une protection contre la perte de poids induite par le variant BA.5 et une réduction significative de la charge virale dans les poumons.

Cette étude souligne l’importance de cibler des régions vulnérables du virus, telles que la MTN, pour développer des anticorps monoclonaux à large spectre. Elle fournit également des informations précieuses sur l’évolution du SARS-CoV-2 et sur les stratégies potentielles pour contrer l’émergence de nouveaux variants. Comprendre comment les anticorps générés lors d’infections antérieures peuvent continuer à offrir une protection contre les variants ultérieurs est crucial pour affiner les approches de prévention et de traitement.

Mots-clés : MTN ; SARS-CoV-2; anticorps monoclonaux.

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