Publié le 2025-11-19 13:31:00. Au lycée Gabriel Fauré de Foix, des chiens accompagnent désormais les élèves en cours de français, une initiative saluée pour son impact positif sur le bien-être et la santé mentale des adolescents.
- La présence de chiens en classe vise à réduire le stress et à améliorer l’ambiance générale.
- Le projet, initié par une professeure de lettres, a été accueilli favorablement par la direction de l’établissement et les parents d’élèves.
- Trois chiens sont impliqués dans l’opération, avec un quatrième en formation pour rejoindre l’équipe.
C’est une rentrée scolaire placée sous le signe de la douceur et de la bienveillance au lycée Gabriel Fauré à Foix. Julie Lauret, professeure de lettres modernes, a intégré une dimension inédite à ses cours : la présence de ses chiens, Togo, Peps et Aïko. L’objectif ? Améliorer le climat en classe et favoriser le bien-être des élèves, une préoccupation croissante depuis la pandémie de Covid-19.
« J’ai cinq chiens à la maison, ce sont des animaux que j’aime énormément, explique Julie Lauret. Je cherchais un moyen d’agir positivement sur le bien-être des élèves. On parle de plus en plus de santé mentale chez les jeunes, et cela m’a naturellement conduite à explorer la médiation canine, une approche dont on sait qu’elle peut apaiser et réconforter. »
L’idée a été soumise à Nicolas Solana, proviseur de l’établissement, qui a donné son accord enthousiaste. « Nous sommes ouverts à toutes les initiatives qui peuvent améliorer le quotidien de nos élèves, surtout si elles ont une dimension pédagogique », souligne-t-il.
L’intégration des animaux s’est faite progressivement. Togo, un épagneul papillon âgé de 3 ans et demi, et Peps, une Golden Retriever de 4 ans, ont d’abord été présentés aux élèves en juin, lorsque le lycée était vide. Puis, ils ont fait des apparitions sporadiques avant la rentrée, avant d’être accueillis en demi-groupe. Récemment, l’équipe teste la présence des chiens dans les classes complètes.
Un troisième chien, Aïko, un jeune épagneul papillon de 10 mois, est actuellement en formation. Julie Lauret insiste sur le fait que les parents d’élèves ont été informés du projet et ont manifesté leur approbation.
En classe, les élèves sont libres de caresser les chiens autant qu’ils le souhaitent, dans le respect de leur bien-être. « Sauf s’ils dorment ou s’ils montrent qu’ils veulent être tranquilles », précise la professeure. Peps, par exemple, préfère se reposer près du bureau de son accompagnatrice après avoir reçu de nombreuses attentions.
Les retours des élèves sont unanimes. Valentine témoigne : « Ça donne envie de venir en cours, même si ce n’est pas un problème pour moi, mais c’est toujours un plus. Les classes sont beaucoup plus calmes. » Maïana, passionnée par les chiens, se réjouit de leur présence : « J’adore les chiens, donc je suis toujours contente quand ils sont là. Ils ont tous leur propre personnalité. » Même Alex, qui se disait initialement peu intéressé par les canidés, a été conquis : « J’aime beaucoup Togo. Je pense que ça peut aider les personnes qui sont facilement stressées ou anxieuses. » Arthur renchérit : « Je pense que c’est particulièrement utile dans les matières difficiles, comme les maths ou le français, où leur présence peut vraiment aider à se détendre. »
Togo, Peps et Aïko sont rapidement devenus les mascottes du lycée, participant à la vie de l’établissement trois à quatre fois par semaine, pour des demi-journées. Pendant la récréation, un petit groupe d’élèves attend avec impatience de jouer avec eux. Sinon, ils suivent Julie Lauret dans la salle des professeurs, où ils sont accueillis comme des stars. « C’est aussi un bon moyen de décompresser pour nous », confie l’enseignante avec un sourire.
Au-delà des cours de seconde, Julie Lauret met ses chiens à disposition de l’établissement. Togo rend visite aux élèves de l’infirmerie tous les jeudis et des ateliers sont prévus pour préparer les oraux du baccalauréat. L’objectif reste le même : améliorer le bien-être des élèves tout au long de leur parcours scolaire.
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