Publié le 1er avril 2026. Le président américain Donald Trump a ouvert la porte à une nouvelle intervention militaire au Venezuela, suite à l’arrestation de Nicolas Maduro et en l’absence de coopération du gouvernement vénézuélien, menaçant également les pays voisins impliqués dans le trafic de drogue.
- Donald Trump envisage une seconde opération militaire au Venezuela.
- Nicolas Maduro est détenu à New York, accusé de trafic de drogue.
- La situation au Venezuela reste tendue, avec des accusations d’enlèvement et des pertes humaines signalées.
L’administration Trump a confirmé dimanche être prête à envisager une action militaire supplémentaire contre le Venezuela, après l’arrestation spectaculaire de son président, Nicolas Maduro, aux États-Unis. Cette menace s’accompagne d’un avertissement adressé aux pays limitrophes, notamment la Colombie et le Mexique, les exhortant à intensifier leurs efforts pour lutter contre le flux de drogues illégales vers le territoire américain.
À bord de l’avion présidentiel Air Force One, Donald Trump a évoqué l’opération menée en Colombie comme un modèle à suivre. Il a également fait allusion à Cuba, allié proche du Venezuela, estimant que le pays pourrait s’effondrer de lui-même sans intervention directe des États-Unis.
Nicolas Maduro est actuellement incarcéré dans un centre de détention new-yorkais, en attendant son procès lundi pour trafic de drogue. Son arrestation a plongé le Venezuela dans une profonde incertitude quant à son avenir politique et économique.
Selon les déclarations de Trump, son administration est disposée à travailler avec les éléments restants du régime de Maduro pour éradiquer le trafic de drogue et restructurer l’industrie pétrolière vénézuélienne. Cependant, il n’a pas insisté sur l’organisation d’élections immédiates pour former un nouveau gouvernement, une position qui a déçu l’opposition.
À Caracas, la situation est électrique. Le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello, a fermement réaffirmé que Nicolas Maduro reste le seul président légitime du Venezuela, dénonçant son arrestation et celle de son épouse, Cilia Flores, comme un acte d’enlèvement.
« Personne ne devrait se laisser prendre au piège des provocations de l’ennemi. »
Diosdado Cabello, ministre de l’Intérieur vénézuélien
L’opération qui a conduit à l’arrestation de Maduro, diffusée par des images montrant l’homme politique âgé de 63 ans les yeux bandés et menotté, a suscité l’indignation au Venezuela. Il s’agit de l’intervention américaine la plus controversée en Amérique latine depuis l’invasion du Panama en 1989.
Le ministre vénézuélien de la Défense, le général Vladimir Padrino, a accusé les forces américaines d’avoir froidement abattu des soldats, des civils et la plupart des membres de l’équipe de sécurité de Maduro. Le gouvernement cubain a quant à lui annoncé la mort de 32 de ses citoyens lors de l’opération.
Delcy Rodriguez, la vice-présidente, a assumé l’intérim à la tête du pays avec l’approbation de la Cour suprême locale. Bien que considérée comme une figure pragmatique, elle a publiquement rejeté les affirmations de Trump concernant une éventuelle coopération avec les États-Unis.
Donald Trump a également dévoilé les motivations profondes de cette opération. Au-delà des accusations de narcoterrorisme, il a souligné l’importance pour les compagnies pétrolières américaines d’avoir un « accès total » aux vastes réserves pétrolières du Venezuela. Il a également accusé Maduro d’avoir délibérément envoyé des prisonniers et des personnes souffrant de troubles mentaux aux États-Unis sous couvert d’immigration.
(tps/luc)
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