Édition française
En continu
---Advertisement---

Des sports

Les courses de simulation seront prises en compte pour la licence Nordschleife

Publié le 15 novembre 2025 à 09h55. La fédération allemande du sport automobile (DMSB) assouplit les conditions d'accès au permis de la Nordschleife, intégrant pour la première fois les compétitions de simulation, une décision influencée par les performances…

Les courses de simulation seront prises en compte pour la licence Nordschleife

Publié le 15 novembre 2025 à 09h55. La fédération allemande du sport automobile (DMSB) assouplit les conditions d’accès au permis de la Nordschleife, intégrant pour la première fois les compétitions de simulation, une décision influencée par les performances remarquables de Max Verstappen sur le circuit.

  • Les pilotes peuvent désormais valider leur permis B grâce à des courses de simulation officielles.
  • Les exigences pour le permis A, permettant de piloter des voitures plus puissantes, ont également été allégées.
  • Cette évolution marque un rapprochement entre le sport automobile réel et virtuel, reconnu par la DMSB.

La DMSB a annoncé une modification significative des règles d’accès au permis Nordschleife (DPN), ouvrant la voie à une reconnaissance accrue du sim racing. Cette décision intervient après la performance impressionnante de Max Verstappen en septembre dernier sur le circuit, où il a démontré une maîtrise remarquable malgré son manque d’expérience en courses multiclasses réelles.

Pour l’obtention du permis B, désormais accessible avec une licence de circuit International D ou supérieure, les candidats pourront désormais se qualifier en participant à des compétitions officielles de simulation de course de la Nürburgring Langstrecken-Serie (NLS). Plus précisément, l’achèvement de trois des quatre manches de la Digital Nurburgring Langstrecken-Serie (DNLS) en hiver, sans pénalités, pourra être utilisé comme une validation partielle pour prendre le départ d’une course RCN, le deuxième niveau en dessous de la NLS.

Les options pour obtenir le permis B sont désormais les suivantes : suivre le cours standard DPN B, compléter deux courses RCN avec un changement de pilote ou une en solo, ou bien, la nouvelle option, combiner une course RCN avec changement de pilote et trois courses DNLS sans pénalités. Les détenteurs d’un permis National A devront quant à eux effectuer trois courses classées MRC pour accéder au permis B.

L’allègement des exigences pour le permis A est également notable. Il suffira désormais d’un résultat et de huit tours en voiture avec permis B, au lieu de deux résultats et 14 tours précédemment. Le critère du temps de conduite minimum (au moins 20 % du temps total de course) a été supprimé.

Ces changements représentent une simplification notable par rapport aux exigences des années 2010, où les pilotes devaient présenter deux résultats dans un percentile spécifique et effectuer 18 tours. La DMSB justifie cette évolution par la volonté d’améliorer la sécurité sur la piste tout en évitant les situations où les pilotes étaient bloqués dans une attente prolongée, obligeant les équipes à effectuer des changements de pilotes pour les courses d’endurance comme les 24 Heures du Nürburgring.

La légende du MotoGP, Valentino Rossi, avait d’ailleurs critiqué la complexité du système. Lors de la finale du Championnat du Monde d’Endurance à Bahreïn, il avait exprimé son souhait de participer aux 24 Heures du Nürburgring, mais avait souligné les difficultés liées à l’obtention du permis :

« Oui, c’est dans le plan, j’aime bien participer au Nürburgring, mais pour courir sur le Nürburgring, il faut obtenir le permis en participant à d’autres courses, donc je ne sais pas si j’aurai le temps l’année prochaine. »

Valentino Rossi, légende du MotoGP

L’influence de Max Verstappen a été déterminante dans cette évolution. Sa performance en NLS9, au volant d’une Ferrari 296 GT3 Emil Frey, a démontré la pertinence de la préparation virtuelle. Christian Vormann, directeur sportif du VLN, a souligné :

« Depuis le lancement du DNLS en 2020, nous savons que les courses sim sont bien plus qu’un simple divertissement. Elles reproduisent la réalité de manière très précise. Plus récemment, la participation de Verstappen à une course NLS a montré à quel point la préparation virtuelle peut être cruciale, en particulier sur l’exigeante Nordschleife. Son secret réside dans la simulation de course. Verstappen a effectué d’innombrables tours sur iRacing dans l’Enfer Vert, y compris les épreuves DNLS. Il n’est pas surprenant qu’il se soit immédiatement senti à l’aise. »

Christian Vormann, directeur sportif du VLN

Robin Strycek, coordinateur du DMSB pour le sport, a ajouté : « Aux côtés de l’organisation NLS, Porsche est représentée par le biais du PEETN, et les commissaires et officiels du monde réel de la NLS et de la scène du sport automobile sont des participants actifs. Combiné à une forte couverture médiatique, cela crée un lien unique entre le sport automobile réel et numérique. Les nouvelles réglementations du permis B renforcent encore ce lien. »

La reconnaissance du sim racing comme voie d’accès à une licence officielle est une première dans le sport automobile international. La Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) suivra de près ces développements, qui pourraient servir de modèle pour l’avenir.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Camille Renault

Camille Renault couvre le sport français et international, avec une attention particulière au football, au rugby, au tennis et aux grands rendez-vous de compétition. Son écriture conjugue précision, rythme et sens du résultat.